Christiane Pelchat vient de prouver à la face du Québec que le Conseil du Statut de la Femme n'a plus sa raison d'être. Il doit être aboli. Les fonds publics méritent d'être mieux utilisés. Mme Pelchat dé-montre aussi que la figure féministe et militantiste des années 70 qu'elle représente incarne dorénavant le complexe du boomer fini et frustré de voir s'échapper le rêve de sa génération avec sa propre mort qui la guette au tournant de sa vie. Le rapport de 109 pages du Conseil du statut de la femme portant sur l'hypersexualisation véhiculée par les médias transpire l'angoisse et la crise existentielle.
L'hypersexualisation des jeunes n'est pas causée par les médias. L'Hypersexualisation médiatisée répond à une demande, même si celle-ci peut sembler injustifiée ou inquiétante. Mme Pelchat passe à tabac les médias qu'elle juge responsable de véhiculer des stéréotypes non-égalitaires. Elle dénonce – comme le faisait son mouvement extrémiste dans les années 70 – la sexualisation du corps des femmes, et veut que le Ministère de l'éducation sensibilise les parents à cette question par le moyen d'outils pédagogiques. Ah! Les années 70 de Mme Pelchat où celle-ci étudiait au Collège Brébeuf à Outremont. Ah! Les années 70 où Mme Pelchat étudiait en sciences sociales à l'Université d'Ottawa. Les années où les boomers avaient une sexualité débridée sans frontières et sans le SIDA. Où les communes poussaient un peu partout en Californie et dans le Vermont. Où l'on pouvait fumer son joint allègrement sans se faire importuner par maman. Les années 70 où l'égoïsme d'une génération a troqué les familles nombreuses pour l'enfant unique, la pilule et la cohabitation! Oui, merci beaucoup Mme Pelchat pour les lumières de votre génération rivée sur elle-même. Le problème, Mme Pelchat, c'est que vos idéaux doivent malheureusement céder le pas et prendre place au Musée des horreurs. Tout comme le modèle québécois, vos idées sont devenues désuètes, et je dirais même plus, dangereuses parce que vous véhiculez vous-même des stéréotypes qui sont devenus ridicules. Mme Pelchat, les seuls responsables de ce phénomène d'hypersexualisation des jeunes sont les parents. Voilà l'essentiel de mon rapport qui tient en deux mots: les parents. Chez nous, mes filles n'ont pas de nombril à l'air ni de paire de seins en évidence. Pourquoi? Par-ce que j'ai une tête sur les épaules et que je m'assume en tant que père (et j'oserais même dire – chef) de famille. Je n'ai pas besoin de blâmer les médias ou la connasse à Britney Spears pour constater la démission des parents et l'échec des valeurs familiales au Québec. Évidemment, ce discours ne vous plaît pas. Pour les féministes échevelées, ce discours des valeurs rattachées à la famille a toujours été suspect, et de droite. Enfin, Mme Pelchat, vos commentaires sur le triste sort de Mmes Poirier et Nadeau de Radio-Canada constituent un monstre de démagogie. Parce qu'un homme est pressenti pour succéder à Nadeau, vous y constatez un complot masculiniste. Je vous croyais plus de jugement et de discernement. Depuis quand la génitalité d'une personne a à voir avec les compétences d'une fonction de travail? Encore des stéréotypes que vous véhiculez envers les méchants hommes! Votre commentaire est aussi ridicule que celui de Jean Charest qui était fier et excité d'avoir nommé 50% de femmes à son Cabinet. Et la compétence là-dedans? Qu'est-ce que l'on en fait? Radio-Canada ne pourrait plus déplacer une femme sous le prétexte qu'elle est devenue une institution sacrée de par son sexe? En quoi cette prétendue supériorité féminine doit être prise pour acquis? En vertu de quoi la femme aurait plus de droit et de protection que l'homme? Un poste est devenu constitutionnalisé de par sa génitalité? Ridicule. Pour vous paraphraser: Tasse-toi ma tante Christiane, l'heure de la retraite a sonné!
Le Conseil du Statut de la femme n’a plus sa raison d’être
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Commentaires
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- Farah Wikarski
- - 22 Novembre 2010 à 11:34:01
Considérant que 117 regroupements nationaux et régionaux se sont unis il y a quelques semaines pour former la Coalition nationale contre les publicités sexistes, je me demande sur quelle planète vous vivez, Monsieur Gendron, pour affirmer que l’hypersexualisation des jeunes n’est pas influencée par les médias. Avez-vous déjà entendu parlé de la Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes? À la lecture du plan d’action 2007-2011, vous remarquerez que la première orientation porte justement sur les modèles et comportements égalitaires, et qu’elle priorise tant l’éducation du personnel scolaire que l’autorégulation de certains médias pour atteindre l’objectif fixé. Mais bon, admettons que ce n’est pas parce que le gouvernement met de l’avant une politique qu’il faille obligatoirement croire tout ce qui y est écrit… Toutefois, cette semaine, j’écoutais inhabituellement Ado-Radio, où le Docteur Réjean Thomas, fondateur de la clinique Actuel, était invité à parler d’hypersexualisation. Il rappelait que le Gouvernement Québécois a aboli les cours d’éducation sexuelle au secondaire en 2005, et que, bien que les parents disent aujourd’hui assumer le rôle d’éducateurs sexuel auprès de leurs enfants, très peu le font réellement. Car l’éducation sexuelle ne consiste pas seulement à empêcher les nombrils à l’air, mais permet aux jeunes de comprendre la sexualité dans toute sa complexité, en abordant les sentiments humains qui s’y rattachent, tant « de désir, de plaisir, de jouissance, d’harmonie de bonheur mais aussi de carences, de blessures, de possession, de manque d’estime de soi (…) »1 Mais confus devant l’hypersexualisation ambiante (autant celle médiatique que celle causée par l’influence des vedettes), les jeunes en perdent leurs repères. Évidemment, la responsabilité parentale est toujours de mise pour guider les jeunes, mais il ne faudrait pas non plus leurs attribuer le blâme du voyeurisme collectif. La féministe échevelée que je suis, née dans les années 70, souhaite un espace familial égalitaire, où la transmission des valeurs se fera par tous les membres impliqués, sans qu’aucunE ne se prenne pour le DG. Par ailleurs, rappelons-nous qu’il n’y a pas si longtemps au Québec, il n’était aucunement ridicule qu’un poste soit constitutionnalisé par sa génitalité. Avant la Loi 16 de 1964, une femme mariée ne pouvait être gérante de banque sans l’autorisation de son mari. Il y a de cela uniquement 44 ans! Comme quoi quelques leçons d’histoire sont toujours utiles avant de prétendre pouvoir juger du présent. Vous me direz alors que Madame Ravary, rédactrice en chef du Châtelaine, a aussi remis en question la pertinence du Conseil du Statut de la femme dans son éditorial d’octobre dernier. Certes. Mais deux différences majeures caractérisent sa critique. Premièrement, elle est rédactrice en chef d’un média véhiculant lui-même l’image de femmes transpirant la jeunesse et la perfection, ce qui la place dans une position délicate pour appuyer le Conseil du Statut de la femme. Deuxièmement, ses propos sont appuyés par une argumentation solide et intelligente, qui ne sombre nullement dans l’insulte facile visant la simple existence de Madame Christiane Pelchat. Enfin, la remise en question de la pertinence du Conseil du Statut de la femme est légitime, mais votre mépris, votre condescendance et le vide profond de votre article nous porte à croire, Monsieur Gendron, que votre désir de polémique est plus grand que votre désir d’informer. (1) http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/CBF/AdosradioSpecialiste200810270000_m.asx

