Le 3 juillet dernier, les citoyens adélois qui habitent la zone limitrophe des pentes 40-80 étaient invités à une séance spéciale du conseil municipal adélois où ils ont appris la nouvelle de la fermeture définitive des pentes 40-80 et de la démolition du chalet situé au bas des pentes à l’angle des rues Émile-Cochand et du Skieur.
Cette station de ski – une des premières au pays – était particulièrement prisée par les skieurs durant les années 50. Ces dernières années, les Adélois ont assisté à la lente agonie du centre de ski jadis célèbre et à la détérioration de ses infrastructures. Le maire Claude Descôteaux qui, lors de sa campagne électorale affirmait ne pas vouloir être celui qui changerait la vocation des pentes 40-80, a dû se raviser: «Il est vrai que lors d’un débat durant la campagne, j’ai dit, candidement et en toute bonne foi, que je ne serais pas le maire qui fermerait les pentes 40-80. J’ai été élu, j’ai pris connaissance du dossier et je serais finalement le maire qui fermera les pentes 40-80.» Le maire étaye cette décision par des arguments d’ordre financiers: «Le déficit annuel est d’environ 150 000$. De plus, le chalet au bas des pistes est dans un état de décrépitude et les remonte-pentes trahissent leur âge. Nous estimons qu’il faudrait injecter près de 2 000 000$ afin de relancer la station de ski qui depuis plusieurs années, connait une baisse importante de l’achalandage.» Le maire Descoteaux invoque également l’argument de la concurrence déloyale que peut exercer une station de ski subventionnée par des fonds publics auprès des autres centres privés de la région. Dans la même foulée, le maire de Sainte-Adèle tient à rassurer les citoyens: «Même si nous ne savons pas encore ce qu’il adviendra du site, je prends l’engagement que le prochain projet sera à vocation verte. De plus, nous n’envisageons aucun développement immobilier dans ce secteur.» À ce chapitre, certains font état de l’existence d’une «clause Bronfman» qui figurerait dans l’acte de cession du site cédé par le richissime philanthrope Charles Bronfman, clause qui imposerait une vocation obligatoire au site. Comme toute décision importante, la fermeture des pentes 40-80 satisfait les uns et soulève la grogne chez les autres, notamment auprès de parents qui déplorent la fermeture de ce centre de ski dédié aux tout-petits. Les médias seront d'ici peu convoqués à une conférence de presse qui fera le point sur ce dossier.
Fermeture de pentes 40-80:une pente impossible à remonter
Sainte-Adèle
- Nombre de fois lu : 1210
- Coter
- Haut de page
Commentaires
-
- PIerre Reznor
- - 22 Novembre 2010 à 11:53:30
Belle promesse électorale, MOsieur le maire. ''Non, je ne serai pas le maire qui fermera les pentes 40.80'' Nous sommes en présence du manque de vision d'une minorité d'élus qui, pour sauver la ville d'une perte insignifiante de quelques 150,000$ par année, tourneront le dos à des revenus touristiques qui excèdent probablement ce montant (sans mentionner un patrimoine irremplaçable). Tenez-vous le pour dit, 40/80 attirait une bonne quantité de gens de la ville (dont ma famille), et ce seront les restaurants, auberges et motels du coin qui sentiront le plus la perte de ce centre de ski. Quel sombre période dans l'histoire de Sainte-Adèle. Dire que ce centre opérait depuis plus de 60 ans, et que ce n'en fut que de quelques semaines pour qu'une nouvelle administration lui ferme ses portes...
-
- Michel Kakos
- - 22 Novembre 2010 à 11:47:03
Quelle tristesse! Ce centre de ski, un des derniers survivants de la belle époque des Mont-Sauvage, La Marquise, Sun Valley et autres, s'éteindra donc en 2008. Raisons financières? Probablement en effet. Mais s'il y avait eu volonté sérieuse, 40.80 aurait pu continuer à être un tremplin pour de nombreux jeunes skieurs, y ayant moi-même introduit ce sport à mes trois enfants. Site idéal ou il est très facile pour les parents de localiser leurs enfants en balayant simplement du regard les pistes. Le chalet en décrépitude? - de toute évidence par absence de volonté de cette même ville qui aurait pu le moderniser il y a longtemps de cela et qui utilise maintenant cet argument pour fermer le tout. Combien de jeunes familles ont délaissé le centre depuis les 10 dernières années ne pouvant que constater cette évidente négligence de la ville? Est-ce que les dirigeants (et résidents) de cette même ville réalisent qu'ils se départissent d'un morceau important de l'histoire du ski des Laurentides? Ces pentes, la 40, la 80, historiquement liées aux pentes du Mont St-Sauveur (La fameuse 70)? N'est-ce pas le ski qui a contribué à l'essor économique de toute la région? Est-ce que les pentes 40.80 financées étaient réellement de la "concurrence déloyale" envers les Mont-Gabriel et Chantecler?? Soyons sérieux... Si un effort y est consacré, la Ville pourrait se doter d'un petit centre ultra-familial d'où sortiront, à l'âge de la pré-adolescence, des centaines de futurs-clients pour les plus gros centres avoisinants.

