Élections fédérales: De nouveaux joueurs font leur apparition



Publié le 19 Septembre 2008
Publié le 20 Octobre 2010
Nathalie Deraspe RSS Feed

Les rumeurs d’élections ont fini par se préciser. Nous irons aux urnes avant nos voisins du sud. Au cours des prochaines semaines, Accès dressera le portrait des principaux candidats de la région et tentera de brosser le tableau des préoccupations des électeurs des Laurentides. Suivez le guide.****

Sujets :
Agence , Caisse populaire Desjardins de l’Annonciation , Comité de survie , Région des Laurentides , Hôpital de Saint-Eustache , Ottawa

Laurentides-Labelle :

Le médecin Pierre Gfeller derrière Stéphane Dion

Installé dans les Laurentides depuis 1981, ce père de trois enfants a passé son enfance dans la région. Après avoir tenu un cabinet privé durant une vingtaine d’années, le Dr Pierre Gfeller a successivement assumé des fonctions de gestion au CHCR d’Antoine-Labelle et à l’Agence de santé et de services sociaux des Laurentides, ainsi qu’à la direction du CSSS d’Antoine-Labelle et du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes, où il agit présentement comme directeur général intérimaire. Le médecin a également hérité d’un mandat de trois mois à l’hôpital de Saint-Eustache avant de se lancer dans l’arène politique.

Les vrais déterminants de la santé sont les habitudes de vie, l’économie, l’éducation, d’expliquer le Dr Gfeller. Je veux élargir mon champ d’action et être plus présent et efficace, et agir du côté administratif et politique.

Le médecin se dit prêt à bâtir un consensus avec la communauté et les politiciens en place dans le but de redonner du pouvoir aux gens des Laurentides. Passionné par les affaires étrangères, Pierre Gfeller entend s’attaquer aux dossiers concernant l’aéroport de Tremblant, duquel il veut non seulement assurer la survie mais le développement, aux réseaux Internet haute vitesse dans les Hautes-Laurentides, et à l’amélioration de la couverture cellulaire sur le territoire. Pierre Gfeller est l’époux de Michelle Dansereau, également médecin. Il a siégé aux conseils d’administration de la Caisse populaire Desjardins de l’Annonciation (1988-2002) et de la Garderie les P’tits Bourgeons (1987-1990). Il fut également président du Comité de survie de l’école St-Rosaire de Nominingue, où il habite depuis 1985. Il agit aussi comme bénévole au Festival international de théâtre de Mont-Laurier depuis 2003.

Les bloquistes confiants de l’emporter «On est la conscience de ce pays-là» – Mario Laframboise

Par Nathalie Deraspe

L’organisateur électoral en chef du Bloc Québécois, le député d’Argenteuil-Papineau-Mirabel, Mario Laframboise, continue de croire à la pertinence de son parti à Ottawa. «Si le Bloc n’existait pas, il faudrait l’inventer!»

Mario Laframboise affirme que jamais personne n’a pu remettre le travail du Bloc en question. «Tous les analystes, y compris ceux de l’extérieur du Québec admettent que nous connaissons nos dossiers à fond. Ils ne peuvent trouver autre chose que de discuter de notre utilité», lance le député sortant. Mario Laframboise répond à ses détracteurs que le pouvoir fonctionne par lui-même et que l’important consiste à défendre pleinement les intérêts de la province.

Selon lui, son parti réussit tellement bien à mettre le Québec en évidence, que les autres chefs n’ont d’autres choix que de venir y lancer leur campagne.

Dans une longue entrevue téléphonique, Mario Laframboise a réitéré les motivations qui l’ont conduit à défendre les couleurs de son parti : un déséquilibre fiscal qui n’a jamais été ajusté – «On paie 22,5 % de la facture», la militarisation à outrance – «Un budget de 14 G $ au détriment de l’industrie aéronautique, qui attend toujours la création d’un programme de développement», les coupes dans les programmes culturels – «On attaque le berceau de la culture francophone en Amérique» - l’environnement – «On veut réduire de 50 % notre dépendance au pétrole».

Les Laurentides, un triangle des affaires

Mario Laframboise considère que Montréal, Mont-Tremblant et Gatineau constituent un triangle d’affaires qu’il faut à tout prix développer. Seul un plan d’ensemble sur 15 ans permettrait de concentrer nos efforts sur le développement économique, estime le député. En installant les futures entreprises près des lieux de loisir, la région des Laurentides tirerait avantage des nouvelles réalités économiques. Pour cela, il faut que la classe politique et économique s’ajuste et fasse preuve d’ouverture, prétend le député sortant. «En 2006-2007, Mirabel a connu le plus haut taux résidentiel par habitant en Amérique du Nord, souligne le bloquiste. Notre région est idéale en tout points, mais il faut aider les communautés à se prendre en main. Si on ose, tout le monde va en bénéficier.»

Les candidats néo-démocrates se font discrets

Par Nathalie Deraspe

Peu de choses filtrent des supporteurs de Jack Layton pour la région des Laurentides. Mais la campagne «prend son envole» (sic) pour David Dupras, seul candidat à s’être manifesté par voie de communiqué jusqu’à présent. «David Dupras et son équipe désirent faire valoir leurs idées et celles de

leurs partis», peut-on lire dans l’envoi de cette semaine. Orné de juteuses coquilles, le communiqué s’attaque directement aux bloquistes. Vraisemblablement, le NPD entend se tailler une place dans la région en recrutant des votes chez les indépendantistes.

David Dupras a grandi à Mont Tremblant. Membre du conseil d'administration de la Maison de jeunes de cette municipalité, il étudie présentement en relations publiques à Ottawa. La biographie inscrite sur le site officiel du parti indique que le jeune homme est membre du NPD depuis 2005 et qu’il a été représentant régional des jeunes néo-démocrates de 2005 à 2006. La lutte contre la pauvreté, la diversification économique et la sauvegarde de l’environnement font partie de ses priorités.

Son collègue Simon Bernier se représente à nouveau dans la circonscription de Rivière-du-Nord. Spécialiste technique adjoint chez Bell Hélicopter, ce jérômien est titulaire de baccalauréats en Science de la nature et génie mécanique et a fait partie des cadets de l’air de 1993 à 1998 où il a obtenu le grade d’adjudant-chef. Il a voyagé à travers le Canada et dans de nombreux pays. Il nous a été impossible de joindre les candidats pour une entrevue.

Le maire de Gore sous la bannière de Harper

Par Nathalie Deraspe

Le maire Scott Pearce tentera de déloger Mario Laframboise dans Argenteuil-Papineau-Mirabel. Bien connu pour son implication dans les dossiers de l’environnement, le candidat conservateur fait face à 8 ans de règne bloquiste. Âgé de 41 ans, Scott Pearce est à la tête de la petite municipalité depuis 2004. Celui-ci s’est démarqué en imposant une taxe verte de 20 $ par compte de taxes, ce qui lui a permis de récolter $120 000 à la municipalité pour la mise sur pied d’un plan d’action environnemental. M. Pearce a également fait des représentations auprès du gouvernement fédéral afin qu’un programme de prêts garantis aux PME soit élargi aux municipalités afin de les aider, entre autres, à la mise à niveau des installations sanitaires.

L’homme d’affaires Guy Joncas, sera à nouveau candidat dans Laurentides-Labelle, tandis que Gilles Duguay fera la lutte à ses adversaires dans la circonscription de Rivière-du-Nord. Pour l’heure, nous ne possédons que peu de détails sur ces candidats.

Dernière heure : Gfeller défend le Tournant Vert

Pierre Gfeller réplique à son adversaire Johanne Deschamps et l’accuse de ne pas avoir pris connaissance du document de son chef, Stéphane Dion. Le médecin affirme que ce plan projette des réductions d’impôts applicables dès la première année d’application et vont s’intensifier au rythme des augmentations de la taxe sur la pollution, taxe qui sera entièrement redistribuée à l’ensemble des Canadiens, souligne-t-il. Pierre Gfeller précise que les taxes sur l’essence n’augmenteront pas et que les gens des régions rurales qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur véhicule bénéficieront de réductions d’impôt encore plus considérables. Par ailleurs, les forestiers, camionneurs et agriculteurs feront l’objet de mesures compensatoires. Fixer un prix aux émissions de carbone est la meilleure façon selon les écologistes David Suzuki et Jean Lemire, de diminuer les gaz à effet de serre, rappelle Pierre Gfeller.

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