Projet du Grand-Brûlé-dérivation Saint-Sauveur

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Relations difficiles avec Hydro-Québec

Onze mois après la rencontre du 22 mars 2013, Hydro-Québec vient de rendre disponible sur son site le compte-rendu de cette «activité portes ouvertes». La porte-parole, Sophie Lamoureux, s’était engagée ce soir-là à le mettre en ligne dans un délai de deux semaines.

«C’est l’engagement que je suis prête à prendre avec vous de vous rendre disponible le compte-rendu sur la vitrine de projet, là où on a déposé des documents, vous pourrez aller le consulter. On est prêt à mettre par écrit tout ce que vous nous dites aujourd’hui concernant les demandes d’amélioration que vous nous demandez. (…) Laissez-nous deux semaines…», avait alors déclaré  Mme Lamoureux, lors de l’activité portes ouvertes d’Hydro-Québec à Saint-Adolphe-d’Howard, le 22 mars 2013.

«Ils ont mis près d’un an pour rédiger quatre pages, c’est aberrant! s’indigne Sarah Perreault, porte-parole du comité aviseur de la municipalité de Saint-Adolphe. Et si nous ne les avions pas talonnés, jamais ils ne l’auraient fourni.»

Désignée comme interlocutrice pour les communications avec Hydro-Québec, MmePerreault a pour mandat de transmettre à la société d’État les demandes du comité aviseur, qui pilote le dossier avec la municipalité, et d’en assurer le suivi. «La porte-parole d’Hydro met un temps fou à accuser réception de mes courriels ! Sauf si je mets en copie conforme les membres du comité technique… Je le fais maintenant systématiquement. Mais les délais de réponse sont inacceptables. Hydro a mis six mois à nous dire que certains rapports que nous voulions consulter étaient confidentiels. Pour les autres documents demandés, rien! Pas l’ombre d’une page!», ajoute-t-elle.

Rappelons que le soir du 22 mars 2013, les Adolphins ont appris que ce projet constituait un vice caché potentiel lors de la vente d’une propriété et était donc à divulgation obligatoire. Des citoyens ont ensuite demandé par courriel des précisions à ce sujet. Il a fallu plus d’un mois à Hydro-Québec pour répondre qu’ils n’étaient pas aptes à répondre. «Le comité aviseur a dû se charger lui-même de trouver les réponses, ce qui a nécessité moins d’une journée de recherche. Le tout a été validé par un avocat payé par la municipalité.

En décembre dernier, Hydro-Québec a mis sur pied un comité technique régional dont le rôle est d’étudier différents scénarios d’alimentation électrique. Or, tous les ingénieurs du comité sont à l’emploi de la société d’état. La mairesse Lisette Lapointe aurait insisté auprès de la haute direction d’Hydro pour que l’ingénieur consultant engagé par la municipalité de Saint-Adolphe, Jean-Claude Deslauriers, s’y joigne comme participant ad hoc.

 «M. Deslauriers est un ingénieur réputé et respecté dans son milieu, précise la porte-parole du comité aviseur. Sa présence apporte un peu de crédibilité au processus de consultation publique d’Hydro mais nous restons très méfiants. En mai dernier, M. Deslauriers a soulevé un certain nombre de questions auxquelles Hydro a mis 60 jours à répondre. Or, nous avons trouvé des erreurs dans ces réponses. Des informations contradictoires nous ont aussi été transmises par les experts d’Hydro. Ce n’est rien de rassurant.»

Le comité aviseur aurait aussi découvert qu’Hydro-Québec avait développé une nouvelle approche de ligne à haute tension qui lui permet de contourner le BAPE. «Hydro a toute une côte à remonter pour retrouver la confiance des citoyens et redonner de la crédibilité à sa consultation publique. Pour le moment, ils sont encore au pied de la côte», conclut Mme Perreault.

 

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