Cadel Evans...ce nom vous dit quelque chose ? Il fait partie des Grands du cyclisme ayant remporté le Tour de France. Âgé de 34 ans, il confirme de par sa première victoire lors de l’édition 2011 que le cyclisme est un sport à développement tardif.
On se souviendra de ce monsieur comme étant le premier australien à remporter la Grande boucle, comme le troisième plus âgé de l’histoire à l’avoir terminée en pôle position. Mais savez-vous d’où vient ce type ?
Sa longue carrière a débuté un peu avant les jeux olympiques de Sydney, non pas sur le bitume, mais sur les sentiers de terre battue. C’était en vélo de montagne ! Avant d’exceller sur la route, il remportait les honneurs au volant de son vélo à crampons.
Assez inspirant comme personnage…Ce n’est pas un champion préfabriqué à la Armstrong qui raflait d’année en année le Tour. On peut dire qu’après tant d’années à persévérer, il la mérite amplement sa victoire. De plus que c’est le premier ex-cycliste de montagne à accomplir l’exploit…
Ce Tour 2011 m’a porté à jeter un œil nouveau à ma monture de route. J’ai eu envie, le temps d’un flirt, de passer un peu de temps sur le bitume. J’ai donc transposé sur la route quelques entraînements normalement effectués en forêt. Folie passagère, bien sûr, mais quoi qu’agréable. Comme si vous passiez de votre Hummer à votre Ferrari, rien de moins.
Comme la plupart des courses de ma saison 2011 sont en majorité chose du passé, j’ai envie de me lancer dans l’aventure de la route le temps d’une course, question de pimenter un peu mon entraînement de fin de saison. Et ça tombe bien, puisque la dernière fin de semaine du mois d’août se tiendra à Ste-Agathe le championnat provincial de vélo de route. Pourquoi pas ?
Avec quelques coéquipiers, j’ai déjà tenté l’expérience en 2009. Bien que nous avions semé la zizanie dans le peloton, nous avions bien amé nous frotter aux roues de nos cousins routiers. Cette journée fut marquée par les chutes spectaculaires de deux de mes coéquipiers et par quelques frictions avec le peloton, Apparemment, nous n’étions pas en parfaite symbiose avec ce dernier…manque d’expérience.
Mais attention ! Je ne divulgue ici aucune intention de me convertir à la route. Mes amours et mon allégeance reste aux pneus à crampons. De plus, il reste encore le championnat provincial qui aura lieu en fin de semaine dans les sentiers du Far Hills à Val-Morin. Cette épreuve est pour moi la dernière des courses importantes de l’année, alors je compte bien sûr y arriver frais et dispo !
Pour moi, aucun sport ne pourra égaler le vélo de montagne ; l’effort solitaire de longue durée, le pilotage, l’évasion en pleine nature, la bébelle mécanique écologique, je ne demande rien de moins !


