Une responsablité collective

Gilbert Gratton, Shaun Spiegel, François Munger et Stéphane Cardi du Groupe GEM. PHOTO: Courtoisie
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Un exemple du travail de démantèlement industriel éco responsable effectué par le groupe GEM en visant moins de 1% d’enfouissement. PHOTO : Courtoisie – groupe GEM

Gestion locale des matières résiduelles

Françoise Le Guen

Le Groupe GEM Environnement, une jeune entreprise locale en gestion écologique des matières, présente un mémoire sur les changements proposés pour une gestion locale des matières résiduelles dans le cadre de la démarche de planification stratégique de la MRC des Pays-d’en-Haut.

Ce document est le fruit d’une dizaine d’années de réflexion, d’apprentissage et d’intégration de l’expérience acquise par les quatre membres du Groupe.

Parmi les constats, celui – et non le moindre – que le modèle de gestion des matières résiduelles en vigueur dans les éco-centres locaux semble avoir atteint un plafond d’efficacité et de rendement à travers les politiques et les programmes établis depuis une vingtaine d’années. C’est pourquoi, conscient que les éléments de cette sphère d’activité sont complexes et nécessitent une révision en profondeur des principes de gestion, le Groupe GEM Environnement propose aujourd’hui des pistes de solutions pour une gestion locale efficace, rentable et transparente en conformité avec le principe de symbiose industrielle.

La situation au Québec

Rappelons que le Québec est un des plus grands producteurs de déchets des pays de l’OCDE (plus de 800 kg/personne/année). Parallèlement, la loi québécoise prévoit la fermeture des sites d’enfouissement dans un avenir rapproché. Or, les volumes de matières résiduelles enfouis sont élevés, particulièrement ceux issus des éco-centres. La gestion de ces matières ainsi que les contrats d’appel d’offre sont une responsabilité municipale/MRC et son financement est public. « Ce qui devrait nous amener à réfléchir collectivement sur l’importance de redéfinir nos pratiques. Même les statistiques officielles liées au éco-centres locaux ne permettent pas de décrire précisément les volumes transbordés par types de matières et d’orienter d’éventuelles améliorations », déplore Stéphane Cardi, du Groupe GEM Environnement, avant d’ajouter que le modèle de gestion actuel est vertical et stimule donc la prise en charge des matières lucratives comme le métal au détriment et des matières moins lucratives ou mixtes, responsables des taux d’enfouissements faramineux.

Changements

Le Groupe GEM pense que la rentabilité de la gestion des matières résiduelles passe par la séparation de la matière afin de redonner à chaque matière sa valeur au marché et permettre leur transformation et leur remise en circulation comme matière recyclée. « Nous préconisons aussi un modèle de gestion horizontal où le gestionnaire responsable, finance le traitement des matières moins lucratives par celles qui le sont. » Le groupe met l’emphase sur le fait qu’il est temps d’intégrer ces principes ici, au niveau local. « En bout de ligne, ne sommes-nous pas tous et toutes des consommateurs aux prises avec les mêmes enjeux? N’avons-nous pas collectivement, le devoir de transformer les choses si nous le pouvons? », conclut Stéphane Cardi.

Pour en savoir plus et lire le mémoire du Groupe GEM Environnement : https://gemenvironnement.com

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