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La chronique À MIMI

Mimi Legault – Si je vous demandais de décrire le bonheur, je recevrais sans doute autant de réponses qu’il y a de flocons de neige dans une tempête.

Les agences de pub ont compris depuis longtemps le principe : vendre du bonheur à la tonne.

Tu bois de la bière? Tu conduis une voiture sport? Tu gagnes à la loto? Tu es heureux.

Tu manges un double hamburger? Là, tu es McHeureux.

On est comme ça, on mélange tout : bonheur, satisfaction, contentement. Un beau cafouillis.

Lorsque je ne saisis pas une chose, j’y vais par son contraire.

Si le bonheur est une question d’attitude, le malheur l’est également.

Comme mon grand-père disait : « Y a des gens qui même s’ils sont ben, y sont pas ben ».

Il y en a qui portent le malheur comme une fleur à la boutonnière. Vous en connaissez au moins un dans votre entourage.

C’est celui qui passe son temps au bureau des plaintes, qui regarde son verre à moitié vide et qui voit tout en noir même avec la lampe allumée. Ne tentez surtout pas de convertir ces grise-mine, car le bonheur, ça ne s’explique pas, ça se vit.

Ce serait comme tenter de faire comprendre à une huître le think positive.

Je n’ai aucun trophée à recevoir, c’est inné chez moi.

Jeune, je suis probablement tombée, comme Obélix, dans la marmite de l’optimisme.

Une potion magique. Ça aide à devenir un prophète de bonheur et à broyer du rose.

Je n’ai pas le pouce vert pour cultiver les pensées négatives et je consacre quotidiennement une demi-heure à mes problèmes.

Généralement, c’est durant ma sieste de l’après-midi.

Mais tout demeure relatif. Tenez, je pense à un réfugié en Europe qui grelotte sous des froids sibériens.

Quand il fait la queue pendant des heures, qu’il lutte pour garder sa place, qu’il piétine dans la neige et qu’enfin il repart avec sa pitance, c’est le paradis.

À date, ici au Québec, je n’ai jamais vu personne être aux anges en sortant du supermarché.

C’est ça la relativité. Dans les années 50, le bonheur, c’était de trouver un dix sous dans la craque du sofa.

Aujourd’hui, il faudrait tomber sur un sac de la Brink’s.

Le bonheur se vit au présent. Comme un orgasme.

Il se laisse déguster par petites gorgées, mais il ne dure jamais longtemps.

C’est très bien ainsi. Il peut devenir friable, parfois même frileux.

On lui court après comme un autobus qui ne s’arrête pas souvent.

Que voulez-vous, le bonheur nous rend visite, mais la plupart du temps, nous ne sommes pas là. Vous savez quoi? Il y a plus de volonté dans le désir d’être heureux qu’on ne le croit.

Coïncidence? Là, maintenant. Une joie irrésistible monte en moi. Ça part du plexus.

Une marée montante bourrée d’adrénaline et de petites bulles pétillantes. Un esclandre d’étoiles qui éclate et qui vous propulse au septième ciel. Le nirvana.

J’écris, mais surtout je vous écris, heureuse de reprendre ma plume. Merci la vie. Vous retrouver? Du bonheur au pied carré.

Des commentaires? Contactez Mimi Legault à mimilego@cgocable.ca et réagissez également sous cette chronique.

 

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4 Comments

  1. fernand dube

    25 janvier 2017 à 8 h 33 min

    ¨Cà, c’est une bonne nouvelle!

    J’ai justement besoin d’un *boost* tous les matins quand je vois ma Lucie sortir de la chambre avec sa marchette!

    à la prochaine

    fernand

  2. Lucille Dion

    25 janvier 2017 à 9 h 06 min

    Si on pouvait répandre le bonheur comme une pandémie de grippe !!!!! Ça commence toujours avec soi….

  3. johanne

    25 janvier 2017 à 11 h 08 min

    Bonjour Mimi,

    Toujours un plaisir de lire tes pensees.

  4. Gisèle Lemieux

    25 janvier 2017 à 21 h 05 min

    Te lire me fait toujours du bien. Un BONHEUR!! Qui a dit « J’ai choisi le bonheur , c’est meilleur pour la santé » ? Oui, c’est souvent un choix déterminé , conscient . Merci Mimi!

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