« C’est notre ultime recours. » – Lisette Lapointe

Enfouir la ligne sur une distance de 10 km aurait pour conséquence directe d’épargner les paysages des Laurentides. Vue du Mont Avalanche, à Saint-Adolphe-d’Howard. Photo: Courtoisie
« C’est notre ultime recours. » – Lisette Lapointe
Valérie Maynard
Actualité

Rencontre avec le ministre Arcand

La mairesse Lisette Lapointe s’est entretenue avec le ministre Pierre Arcand, vendredi matin. Après avoir accepté que lui soit présentée l’étude commandée par Saint-Adolphe-d’Howard concluant à la possibilité d’enfouir une partie de la ligne du Grand-Brûlé – Dérivation Saint-Sauveur, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles s’est engagé à demander à Hydro-Québec d’analyser cette étude.

« Il est minuit moins cinq. C’est notre ultime recours », a convenu la mairesse Lapointe, somme toute satisfaite de l’ouverture démontrée par le ministre Arcand. « Enfin, l’option d’enfouissement partiel pourra être analysée. On ne peut tout simplement pas passer à côté de cette étude-là.»

L’étude en question conclut à la possibilité d’enfouir la ligne sur une distance d’environ 10 km, principalement le long du chemin du lac Beauchamp, une possibilité jusqu’à maintenant jamais évoquée. « L’enfouissement des fils a été exclu dès le départ par Hydro-Québec, qui disait vouloir privilégier d’autres avenues », explique la mairesse. Or, c’était avant que ne soient connus les projets d’enfouissement Northern Pass et Hertel-New-York d’Hydro-Québec qui ont incité la municipalité à étudier plus en profondeur l’hypothèse d’un tel scénario d’enfouissement partiel le long de chemins existants. Saint-Adolphe-d’Howard a donc mandaté un ingénieur retraité d’Hydro-Québec afin de valider l’hypothèse et de la soumettre à une analyse qui tienne compte des mêmes facteurs que ceux d’autres projets d’Hydro-Québec. Si l’option de l’enfouissement est retenue, la facture de la ligne du Grand-Brûlé passerait de 100 M$ à 125 M$. « C’est beaucoup de sous, reconnaît Mme Lapointe, mais pas tant que ça si on les étend sur deux, trois et même quatre générations. Et les paysages des Laurentides seraient épargnés. »

Rappelons que le conseil des maires de la MRC des Pays-d’en-Haut ainsi que le caucus des députés du Parti québécois des Laurentides ont déjà donné leur appui à la Municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard qui demandait l’intervention du premier ministre et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, et celui de l’Environnement afin qu’Hydro-Québec accepte d’étudier l’option d’un enfouissement partiel de la ligne du Grand-Brûlé.

Entre-temps, le 28 août dernier, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques accordait à Hydro-Québec le certificat d’autorisation lui permettant de débuter les travaux de déboisement et de construction de la ligne. Les travaux de déboisement se dérouleront en deux phases : dès la mi-septembre dans les municipalités de Mont-Tremblant, Saint-Faustin-Lac-Carré et Montcalm et vers la mi-octobre, dans les municipalités de Saint-Adolphe-d’Howard, Val-David, Val-Morin et Sainte-Adèle. « L’analyse de notre étude ne retarde pas le projet ni les travaux de déboisement. Et même si le certificat d’autorisation a été émis, il est encore temps de l’amender », a conclu Mme Lapointe.

Cliquez pour ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

[+] Plus dans Actualité

X