Complexe multisports : Un projet revu à la hausse

André Genest, préfet suppléant et maire de Wentworth-Nord, Sylvie Laganière, commissaire scolaire, Gisèle Godreau, présidente de la Commission scolaire des Laurentides, Robert Milot, maire de Sainte-Adèle, Jacques Gariépy, maire de Saint-Sauveur et Robert Dupont, commissaire scolaire, lors d’une précédente réunion en juin dernier. Photo : courtoisie
Complexe multisports : Un projet revu à la hausse
Valérie Maynard
Actualité

Le dossier du complexe multisports de la MRC des Pays-d’en-Haut vient de franchir un pas, alors que les élus ont finalement opté pour un bail emphytéotique consenti par la Commission scolaire des Laurentides. « Une clause en ce sens a été envoyée par nos aviseurs légaux à la commission scolaire », a confirmé le préfet suppléant, André Genest.

La décision a été prise lors du dernier conseil des maires, le 9 août. Ce qui signifie que dans 20 ans, une fois le bail à terme, le terrain, situé à proximité de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, à Sainte-Adèle, deviendra propriété de la MRC.

D’autres discussions, à savoir les propositions d’utilisation des équipement de part et d’autres, sont toujours en cours entre les deux parties. « Notre objectif, c’est que les équipements soient utilisées le plus possible, autant par les élèves que par les citoyens », a indiqué M. Genest.

Un projet de 25 millions de dollars

Par ailleurs, on apprend également que le projet, au départ évalué à 14 millions de dollars, se chiffre désormais à 25 millions de dollars, et inclurait un aréna. Rien n’est cependant acquis et les confirmations de subventions demeurent à venir. « Si on réussit à faire accepter notre projet à 25 millions de dollars, ça veut dire que la facture sera assumée également par le fédéral, le provincial et la MRC », précise M. Genest. La part de la MRC serait donc d’environ 8 millions de dollars, sensiblement le même montant que celui prévu dans le plan initial, alors que la facture de 14 millions se partageait à deux, entre le provincial et le municipal.

Si le projet à 25 millions s’avérait, ça voudrait aussi dire que la subvention pour la piscine, à l’époque octroyée à la Ville de Saint-Sauveur et dont le transfert tarde à se concrétiser, ne serait plus requise. À ce stade-ci, le préfet suppléant demeure confiant que les nouvelles seront bonnes. « Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais je sais que les programmes sont toujours ouverts », souligne-t-il. Des développements sont attendus cet automne.

Une nouvelle étude vient également d’être commandée, afin de mieux définir les besoins de la population et d’actualiser le plus précisément possible les coûts du projet. Le mandat a été confié à Lemay Stratégies, une firme spécialisée dans les secteurs du développement économique et régional, du tourisme, des arts et de la culture et des sports et loisirs. Il s’agit d’une étape nécessaire afin de rendre le projet admissible au nouveau programme de subvention. « On veut par exemple savoir si c’est plus rentable de construire une ou deux glaces », illustre M. Genest.

D’autres discussions concernant de possibles rabais aux utilisateurs provenant des municipalités les plus éloignées du complexe sont également en cours, selon des formules qui restent à être définies.

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1 commentaire

  1. ALAIN DAVIAULT

    17 août 2016 à 13 h 49 min

    La venue d’un tel projet colossal permet aux maires de patiner en solo tout en nous promettant le meilleur des mondes !

    Un projet culturel et collectif, qui est discuté à huis clos ce qui a pour effet de répandre la gangrène pour l’exercice démocratique en l’absence de participation citoyenne dans la chose politique.

    Bon nombre de gestionnaires en immobilier sont d’avis, qu’un bail emphytéotique comme dans le contexte présent, soulève plusieurs interrogations et surtout celle de la valeur foncière lors de la cession de terrain après 20 ans comme locateur. Le contenu d’un tel bail prévoit une convention, dont certaines clauses sont associées aux devoirs du bailleur, comme de payer un loyer à la Commission scolaire, qui n’investit aucun capitaux dans les bâtiments et espérant que ce n’est pas le cas ! D’autant plus, que la propriété des bâtiments est dissociée du terrain dont la MRC n’est pas propriétaire. C’est par souci d’économie que tous les élus vous diront que ce site a été favorisé. Pourtant,l’étude de Dermacon de 2015 favorisait un autre site, pour augmenter la valorisation d’un tel projet. Tant qu’à l’étude du YMCA un autre site et des plus logique avec des axes routiers plus viables et sécuritaires nous a été proposé. En espérant, que le dernier mandat octroyé pour une autre étude ne sèmera pas la confusion en rapport avec l’évaluation potentiel de sites, qui se limite à un bail sous des conditions inconnues et géographiquement parlant dans un cul de sac sans axes routiers adéquats, limitant ainsi les retombées économiques en plus de tester nos connaissances du code de la route.
    Tout compte fait, comment comprendre nos chasseurs du savoir, qui agissent sans nous consulter !

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