Le gros bon sens

Le gros bon sens
Mimi Legault
Actualité

La chronique à Mimi par Mimi legault

mimilego@cgocable.ca

J’ai lu avec intérêt l’article d’Accès publié le 28 février dernier et qui parlait de la Meute qui s’élève contre l’islam radical, la charia et qui dénonce l’immigration incontrôlée. Je ne connais pas la philosophie profonde de ce mouvement, mais je dis simplement que les propos du responsable des Laurentides, Robert Quettier, m’ont plu. Ça s’arrête là. Point à la ligne. Dans le coin gauche du ring, les réponses d’Amir Khadir de Québec Solidaire me plaisent également parce que ses dires sont souvent justes et équitables. Pour en remettre, j’adhère à certaines idées de la CAQ. En ce moment, dans un temps préélectoral, j’écoute, le lis, j’observe. Je désosse mes idées, je les fais réchauffer pour en obtenir un bouillon d’idées. Mettons que j’ai une pensée hybride. Suis-je à droite, à gauche? Puis-je pour le moment être ambidextre? Merci.

L’autre semaine, des féministes radicales partaient en guerre contre les jeux de cartes dans le but qu’un roi ne batte plus une dame! C’est leur choix. Je ne serais pas surprise qu’un groupe de féministes de couleur attaque maintenant le solfège parce qu’en musique une blanche vaut deux noires. Sérieux, peut-on arrêter un moment de s’enfarger dans les fleurs du tapis? Pouvons-nous donner des opinions sans nous faire traiter de ci et de ça?

S’il faut toujours marcher sur des œufs, les poules ne fourniront plus. Ce n’est pas tellement mon genre de « javelliser » chacune de mes chroniques.

Je ne peux accepter en tant que Québécoise pure laine les propos de bas niveau du ministre Leitão qui dit que la CAQ pratique du nationalisme ethnique. Au lieu de réprimander son collègue, le PM Couillard en a remis une deuxième couche lors de son voyage en France en faisant un rapprochement entre la CAQ et les partis populistes de droite. Ça, c’est de la petite politique de merde. Le fait de voir des personnages aussi haut placés descendre aussi bas devrait nous donner le vertige.

À 18 ans, l’un de mes proches est tombé amoureux d’une jeune fille issue d’un milieu immigré. Vous savez quoi? Le jeune homme a reçu des menaces significatives de la famille de la jeune fille et l’ordre de quitter sur-le-champ sa bien-aimée. « C’est pas un p’tit crisse de Québécois qui va entrer dans notre famille », s’est-il fait dire. Du vécu. Le mépris et le racisme, M. Couillard, ça vaut pour les deux côtés. Ce n’est pas parce que je suis en faveur de l’immigration contrôlée que je suis contre la venue de nouveaux arrivés. Bien sûr que non. La chronique de Nathalie Elgrably (JDM, 30 mars 2018) résume fort bien ma pensée : « Se pourrait-il que le culte du multiculturalisme des Occidentaux s’accompagne d’un dégoût équivalent pour leur propre culture et leur héritage, et de la négation de leur identité? Espérons que non, car une civilisation qui abandonne les siens et qui est honteuse de sa substance et de son essence est condamnée à disparaître ».

Si vous lisez régulièrement les chroniques des Richard Martineau ou Denise Bombardier, vous verrez qu’ils ne versent pas dans la dentelle. Facebook et compagnie les immolent sur l’autel. Ils sont souvent la cible de messages haineux anonymes remplis de fiel. On les étiquette, on les traite de bien des noms, on les catégorise. On peut être contre l’opinion d’une personne sans lui écrire lâchement des bêtises. Certains chroniqueurs peuvent rebuter des gens dans leurs écrits. Pourtant, à la condition d’être honnête, il n’est pas de position qu’on ne puisse défendre avec dignité. Donnée ou reçue dans cet esprit, toute opinion devrait forcer le respect de ceux-là mêmes qui y semblent fortement opposés.

Pendant trois ans, le PLQ nous a mis à la diète côté argent et, là, à la veille des élections, il ouvre toute grande sa bourse. Il ne fait que nous remettre l’argent qu’il nous a pris. C’est mathématique. Craignant la défaite, le 18 octobre prochain, certains députés et ministres rouges suintent la peur. Ça sent le suppositoire. Autrefois, un candidat aux élections vous promettait une poule si vous votiez pour lui. Aujourd’hui, il vous promet une pluie de milliards. Et quand chacun en reçoit sa part, il s’aperçoit qu’il n’a pas de quoi s’acheter un œuf.

À force de se faire entrer dans la gorge que nous sommes devenus un peuple intolérant, raciste, islamophobe, il est grand temps de se lever et de crier au loup.

 

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2 Comments

  1. Dubois

    15 avril 2018 à 14 h 54 min

    Bravo Mme Mimi j’adore vos articles je les lis tous papiers car je ramasse mon Publisac chaque semaine vous avez de très justes commentaires sur plusieurs sujets et gros merci car ils nous permettent de réfléchir et de faire travailler notre cerveau qui quelquefois s’eteint facilement.

  2. Monic

    26 avril 2018 à 22 h 30 min

    Quel beau texte inspirant ,enfin des personnes qui ose dire les choses avec les vrais mots! Bravo

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