Les ministres Heurtel et Arcand et Hydro-Québec interpelés

Parmi les membres du regroupement, la conseillère municipale de Saint-Adolphe-d’Howard, Monique Richard, la députée de Québec Solidaire Manon Massé, et Mélanie Lelièvre, membre du groupe SOS mont Hereford. PHOTO: Courtoisie
Les ministres Heurtel et Arcand et Hydro-Québec interpelés
Valérie Maynard
Actualité

Saint-Adolphe-d’Howard se joint au regroupement

Valérie Maynard – Des groupes de l’Estrie, de Dollard-des-Ormeaux, de Saint-Adolphe-d’Howard et de Lanaudière ont uni leur voix pour interpeller les ministres Pierre Arcand et David Heurtel, et la haute direction d’Hydro-Québec, afin d’obtenir une rencontre pour discuter de certains projets controversés de lignes aériennes à haute tension. « Et on ne lâchera pas le morceau », prévient Denise Payette, membre du Comité aviseur de Saint-Adolphe.

Quatre projets controversés, dont celui du Grand-Brûlé – Dérivation Saint-Sauveur, qui doit traverser Saint-Adolphe-d’Howard, se trouvent au cœur de la démarche.

Le regroupement juge impératif d’ouvrir un dialogue franc où toutes les solutions seront mises sur la table afin de rendre ces projets acceptables, y compris la modification des tracés, l’enfouissement des fils et l’utilisation optimale des emprises existantes.

Grâce à cette éventuelle rencontre, le regroupement espère accroître l’acceptabilité sociale des projets qui, rappelons-le, font l’objet d’une contestation croissante de la part de citoyens, d’élus, et d’organismes régionaux en raison des menaces qu’ils représentent tant pour les paysages, la biodiversité que les aires protégées.

Dans les Laurentides, par exemple, Hydro-Québec n’a pas tenu compte de la Charte des paysages, ni du schéma d’aménagement de la MRC des Pays-d’en-Haut, ni du règlement sur la protection des sommets de montagne de Saint-Adolphe-d’Howard.

« La seule façon d’en arriver à un projet acceptable serait d’enfouir une partie de la ligne, comme ce sera fait aux États-Unis pour les projets Northern Pass et Hertel-New York. Mais Hydro refuse de le faire ici, même s’ils savent que dans sa forme actuelle, le projet du Grand-Brûlé affectera de façon majeure une ressource indispensable au développement économique de la région : le paysage. Hydro-Québec a décidé de faire fi des conclusions des experts qu’elle a consultés. C’est inadmissible! Surtout que ce projet a échappé au BAPE », a fait savoir Mme Payette.

Cette dernière croit qu’il est de la responsabilité des ministres Arcand et Heurtel, de concert avec le premier ministre Philippe Couillard, d’écouter ce que la population du Québec a à dire au sujet de ces tracés aux impacts, dit-elle, démesurés. « Pensez-y. On ne peut pas demander à une seule municipalité de subir tous les impacts pour l’ensemble d’une région! Nos élus ont un devoir d’écoute envers la population. »

L’invitation a été lancée aux deux ministres et à Hydro-Québec, le 27 juin dernier. Au moment de mettre sous presse, aucune réponse n’avait encore été reçue par le regroupement.

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1 commentaire

  1. Nicole Deschamps

    11 juillet 2017 à 20 h 45 min

    Bravo les femmes! lâchez pas!!!

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