La MRC demande l’intervention du premier ministre Couillard

Lisette Lapointe croit qu’il est tout à fait possible et réaliste, étude à l’appui, d’enfouir partiellement les fils électriques à Saint-Adolphe-d’Howard sur une distance d’environ 10 km. PHOTO: Archive
La MRC demande l’intervention du premier ministre Couillard
Valérie Maynard
Actualité

Ligne 120 kV du Grand-Brûlé – Dérivation Saint-Sauveur

Alors qu’Hydro-Québec vient d’annoncer le début imminent des travaux de déboisement et de construction de la ligne 120 kV, le conseil des maires de la MRC des Pays-d’en-Haut, dans une ultime tentative d’apporter des « améliorations probantes » au tracé prévu, demande l’intervention du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et de ses ministres Pierre Arcand et David Heurtel.

« On sait tous qu’il s’agit d’une question politique. Ce que nous demandons, c’est que le gouvernement intervienne auprès d’Hydro-Québec pour que cette société d’État (la nôtre) accepte d’échanger objectivement avec la Municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard sur cette proposition », a déclaré le préfet suppléant, Gilles Boucher.

La proposition en question est celle de Saint-Adolphe-d’Howard qui, au terme d’une étude commandée auprès d’un ingénieur indépendant, arrive à la conclusion qu’il serait possible d’enfouir une partie des fils électriques, sur une distance d’environ10 km.

« Il s’agit d’améliorations probantes, pour utiliser leur langage, au tracé actuel. Nous croyons que c’est techniquement possible, acceptable, durable et raisonnable en termes de coûts », a fait valoir la mairesse de Saint-Adolphe-d’Howard, Lisette Lapointe.

Or, Hydro-Québec a refusé, le 4 août dernier, par la voix de son président-directeur général, Éric Martel, la présentation de ce nouveau rapport. « Le refus d’Hydro-Québec est catégorique. Tous les scénarios, disent-ils, ont déjà été étudiés », a rapporté Mme Lapointe.

Le 8 août, Mme Lapointe a présenté les conclusions de l’étude au conseil des maires qui, malgré leur décision, en septembre 2016, d’accepter de modifier le schéma d’aménagement afin de permettre le passage de la ligne à haute tension sur le territoire de la MRC des Pays-d’en-Haut, a reconnu que « cette étude représente un avantage indéniable pour la région en regard de la Charte des paysages et de la protection du patrimoine environnemental et que cette proposition répond à l’ensemble des préoccupations de la communauté touchée par le projet d’Hydro-Québec ».

Le conseil des maires a par conséquent résolu unanimement de demander au premier ministre, Philippe Couillard, au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand et au ministre du Développement durable, de l’Environne-ment et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, d’intervenir auprès d’Hydro-Québec.

Une copie de la résolution a aussi été transmise au président de l’Assemblée nationale, aux députés d’Argenteuil, de Bertrand ainsi qu’à la ministre responsable de la région des Laurentides, Christine St-Pierre.

« Il fallait faire un dernier essai parce que c’est trop important. Il faut que quelqu’un regarde cette étude. Je suis très reconnaissante à tous les maires pour leur appui », a conclu Mme Lapointe.

Les travaux de déboisement doivent débuter vers la mi-octobre.

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