Terrain synthétique de football et de soccer

Le maire de Piedmont, Clément Cardin, aurait préféré un mode de répartition égale entre la population et la RFU. Il a cependant été le seul à voter en faveur de cette option. Photo : Michel Kieffer
Terrain synthétique de football et de soccer
Valérie Maynard
Actualité

Une répartition des coûts qui divise

C’est à l’unanimité que le conseil des maires s’est prononcé en faveur du règlement d’emprunt de 1 133 000 $ pour la construction d’un terrain synthétique de football et de soccer sur le terrain adjacent à l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, à Sainte-Adèle. Mais c’est sur fond de division que s’est voté le mode de répartition de la facture.

« Ça ne fait pas mon affaire du tout », a commenté le maire de Piedmont, Clément Cardin. La formule retenue est celle du 40-40-20, c’est-à-dire que la facture sera calculée en fonction du prorata de la population (40 %), de la richesse foncière uniformisée, communément appelée la RFU (40 %), et de la distance parcourue entre l’hôtel de ville et le terrain synthétique (20 %), et ce, pour chacune des dix municipalités de la MRC. Pour Piedmont, l’option retenue représente un coût supplémentaire de 6 531,75 $, un montant unique qui sera réparti sur 20 ans. La facture totale de Piedmont, incluant le 20 %, s’élèvera à 94 996 $.

Cinq municipalités ont voté en faveur de cette formule, soit Sainte-Adèle, Saint-Sauveur, Morin-Heights, Sainte-Anne-des-Lacs et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Or, selon le maire Cardin, jamais ce mode de calcul n’a fait partie des discussions. « Ma prétention, c’est qu’en 2015, au moment d’adopter le premier règlement, jamais il n’a été question de ce mode de répartition. On a parlé de calculer la facture selon la population, ensuite selon la population et la RFU (50/50). D’ailleurs, j’aimerais bien savoir qui a amené ce 40-40-20 dans le dossier. »

Lui-même aurait souhaité que la formule 50/50 soit retenue, mais il a été le seul à voter en faveur de ce calcul, avant de se rallier à l’Estérel, Saint-Adolphe-d’Howard et Wentworth-Nord pour un calcul basé à 100 % selon le prorata de la population. Mais c’était trop peu, trop tard. La mairesse de Saint-Adolphe-d’Howard, Lisette Lapointe, a obtenu que la dissidence des quatre municipalités, dont la sienne, soit dûment inscrite au procès-verbal. Quant à la Municipalité du Lac-des-Seize-Îles, en l’absence de son maire ou d’un représentant, elle a perdu son vote.

Un piège ?

Selon le calcul 40-40-20, trois municipalités devront payer davantage en raison de leur proximité avec le terrain synthétique : Sainte-Adèle, Sant-Sauveur et Piedmont. Or, M. Cardin croit que cette façon de calculer la quote-part cacherait autre chose. « On demande aux sept autres municipalités de voter contre un mode de calcul qui en réalité les favorise. On dirait un piège. Est-ce que c’est parce que Sainte-Adèle et Saint-Sauveur veulent tout mener? », soulève-t-il.

Finalement, Piedmont affichant une croissance moins élevée que Sainte-Adèle et Saint-Sauveur, M. Cardin a insisté pour que le calcul selon la population et la RFU soit refait chaque année. Il a obtenu gain de cause.

Le coût de construction du terrain synthétique est estimé à 2 266 000 $. Le projet sera subventionné à 50 % par le gouvernement du Québec et 50 % par la MRC des Pays-d’en-Haut. Les discussions entre la MRC et la commission scolaire laissent entendre que c’est cette dernière qui assumerait la gestion des horaires d’utilisation du terrain, l’entretien préventif et le maintien de la surface, la consommation électrique en soirée et la collecte des ordures.

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