Transport scolaire

Ils étaient de nombreux manifestants à se faire entendre devant les bureaux des commissions scolaires de la région. Crédit photo : Antoine Gascon
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France Poirier
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Mobilisation des chauffeurs dans les Laurentides

France Poirier − Le Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) a commencé un mouvement de grèves tournantes dans les Laurentides le 5 juin dernier.
En appui, plusieurs actions de mobilisation ont eu lieu dans une dizaine de régions au Québec. Ils étaient plus d’une centaine de chauffeurs d’autobus scolaire regroupés devant les bureaux de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, sur la rue Labelle à Saint-Jérôme, et devant les bureaux de la Commission scolaire des Laurentides, mardi midi.

« Nous avons participé à un rassemblement national pour une rencontre le 15 mai dernier à Québec. Nous sommes le premier syndicat dans la région à amorcer le mouvement de grève rotative», explique Yves Richer, président du syndicat des chauffeurs d’autobus chez Transcobec. Dans les Laurentides, on parle de 300 à 400 chauffeurs syndiqués qui transportent quotidiennement 20000 élèves.

« Ce que l’on demande au gouvernement et aux commissions scolaires, c’est une enveloppe fermée qui serait transférée aux entreprises pour que nous puissions avoir un salaire décent. Actuellement, la plupart des chauffeurs doivent cumuler deux emplois. On veut que notre travail soit reconnu comme un métier. Au-delà de conduire des autobus, on s’occupe des enfants et on transporte l’avenir du Québec», a ajouté M. Richer.

« Des salaires sous le seuil de la pauvreté »

«Les grèves et autres mobilisations d’aujourd’hui s’inscrivent dans notre plan d’action qui vise à obtenir enfin le respect de notre métier et des conditions de travail décentes. Nous devons vivre avec des salaires pathétiques pour les responsabilités importantes de notre métier, et cela nous confine à vivre sous le seuil de la pauvreté avec un revenu annuel moyen de 19 288 $. Plus que jamais, nous sommes déterminés à défendre notre revendication portant sur l’attribution par le gouvernement du Québec d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 26,75 millions de dollars, fermée et dédiée à l’amélioration de nos conditions de travail, dans les plus brefs délais. Et notre mobilisation se poursuivra à l’automne si nous n’obtenons pas de réponse favorable à nos demandes », de préciser Stephen P. Gauley, président du STS.

Financement du transport scolaire

À la suite d’une rencontre avec Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, le 17 avril dernier, la Confédération des syndicats nationaux demeurait sans réponse dans le dossier du financement du transport scolaire au Québec. «Depuis cette rencontre, le gouvernement a mis un terme à la possibilité qu’avaient les commissions scolaires d’utiliser à d’autres fins 50% des surplus générés par les enveloppes du transport scolaire. Même si cette demande figure dans les revendications, cette mesure demeure nettement insuffisante puisqu’elle ne règle pas la question du sous-financement chronique », ajoutait le président.

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1 commentaire

  1. Bruno

    8 juin 2018 à 7 h 47 min

    Faut pas s’attendre à avoir le salaire d’un travail à plein temps quand tu travailles 18-20 hrs/sem. Quand tu fais le choix d’un emploi à temps-partiel tu le fais en connaissance de cause. J’ai déjà été chauffeur de bus scolaire, je sais ce qu’est ce travail. Je n’en diminue en rien la valeur. Mais vos taux horaires sont très bons en général. Mais vingt heures c’est vingt heures !

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