Elle le saisit là où un homme

Elle le saisit là où un homme
Chroniques

À l’occasion de la quatrième marche mondiale des femmes et de la rencontre régionale du Moulin à paroles mise en place par le Réseau des femmes des Laurentides, pourquoi pas un peu d’humour, «avec» la gent féminine, puisque la porte-parole Judi Richards a sûrement entendu quelques réparties autour du féminisme, de la part d’un certain Yvon Deschamps…

Si on débutait avec Sir Winston Churchill (1874-1965) alors qu’il reçoit la visite quelque temps avant la première guerre mondiale de la comtesse Nancy Astor, à son château ancestral de Blenhein.

Elle orienta alors la conversation sur les droits des femmes, cause qui allait la conduire plus tard à être élue la première femme membre du parlement. Churchill s’opposait et s’ingéniait à réfuter tous les arguments qu’elle lui exprimait en faveur de cette cause qui lui était chère; exaspérée, elle lui dit: «Winston Churchill, si j’étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre café.»

Il lui répondit: «Et moi si j’étais votre mari, je le boirais…»

Franklin Delano Churchill (1882-1945) président américain, nomma Frances Perkins ministre du Travail passant au-dessus de plusieurs hommes réputés compétents. Les syndicats s’en indignèrent opposés à ce qu’une femme ait un pouvoir politique réel. Ils obtinrent un entretien avec le président qui s’avéra particulièrement agressif, le président maintint toutefois sa décision malgré les pressions. Madame Roosevelt mise au courant de cet incident, sympathisa avec

son époux, qui lui répliqua:
«Ça va, j’aime mieux avoir des problèmes pendant une heure avec eux, que des arguments avec toi pendant le reste de ma vie…»

Un jour un journaliste demanda à la grande ballerine Margot Fonteyn si elle était en faveur du mouvement de libération des femmes, elle répondit: «Pas si cela veut dire que je devrai porter les danseurs mâles plutôt qu’ils me transportent…»

Quant au lexicographe Noah Webster du dictionnaire du même nom, voilà qu’inopinément, madame Webster le surprend alors qu’il embrassait la servante de la maison: «Noah! je suis surprise.»

Webster tout en s’éloignant de la servante dit alors, corrigeant son épouse, en bon lexicographe…:«Chère, c’est moi qui suis surpris, tu es plutôt éberluée…»

Anne Louise Germaine baronne de Staël se faisant reprocher par Napoléon qu’il n’était pas approprié pour une femme de s’intéresser à la politique, lui répliqua: «dans un pays où des femmes ont été décapitées, n’est-il pas naturel que les autres femmes demandent: «pourquoi?»
À l’humoriste Mark Twain (1835-1910) on demanda ce que deviendraient les hommes dans un monde sans femmes? Rares, très rares…

Plus près de nous, Martine Messier (1608-1688) présente en Nouvelle-France dans ses tout débuts d’une famille souche, est digne d’intérêt par ce fait de notre histoire.

Alors qu’elle était à l’extérieur du fort de Ville-Marie le 29 juillet 1652, occupée aux travaux des champs, trois Iroquois surgissent et l‘attaquent, elle se débat comme une déchaînée, mais elle a 44 ans et finit par succomber aux nombreux coups et s’écroule inconsciente.

Un des Iroquois pose alors son genou sur sa poitrine afin de mieux lui arracher sa chevelure et sort son couteau. Mais la douleur et la pression sur sa poitrine lui font reprendre ses esprits et devant le danger elle rassemble ses forces et saisit l’Iroquois de ses mains sur la partie la plus sensible de son anatomie… ce qui le fait hurler et alerte les Français du fort qui viennent à son secours.

Le premier arrivé la soulève et ravi de la voir vivante, l’embrasse de joie.

Il a la surprise de recevoir un magistral soufflet.
«Mais pourquoi ce geste» lui demande t-on? Parmanda, dit-elle en patois normand, «je croyais qu’il allait me baiser! » ce surnom lui est resté. Par la force de son caractère que nous retrouvons chez beaucoup de nos ancêtres, elle avait survécu à une attaque brutale qui lui avait causé sept blessures graves.

Ah! j’oubliais… Martine Messier est mon aïeule.
«Du sang dont vous sortez, rappeler l’histoire.» – Racine.

Le Moulin à paroles, au Méridien 74, à Saint-Jérôme, jeudi le 14 octobre à 19h. 

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