Noël, Noël

Noël, Noël
Mimi Legault
Chroniques

La chronique à Mimi

par par Mimi legault

Le mot Noël me fait vibrer. Chaque fois que je le prononce, on dirait des clochettes qui tintent joyeusement au vent. J’aime Noël, c’est festif, ça sent bon la cannelle et le pain d’épices. Je sais que le temps des Fêtes arrive parce que c’est le seul moment de l’année où chacun pratique le jogging. C’est simple, tout l’monde court et la p’tite carte en plastique se fait aller le pompon. Loin de moi l’idée de crever votre jaune d’œuf, mais vous devriez, avant de dépenser vos sous, vous souvenir que le cadeau d’aujourd’hui sera peut-être votre vente de garage pour ce printemps. Je dis ça d’même…

Pourtant, Noël n’est plus ce qu’il était parce qu’il rapetisse chaque année sous prétexte qu’il ne faut pas blesser certaines communautés différentes de la nôtre. Des exemples? Une garderie pourtant tenue par une Québécoise a décidé de faire venir un clown parce que, selon les dires de la propriétaire, les enfants avaient peur du père Noël, Ho Ho Ho. Elle est bien bonne celle-là. Son mensonge ressemble comme deux gouttes d’eau polluées à celui du ministre fédéral Marc Garneau qui a affirmé que les gens pouvaient emporter dans les avions canadiens un petit couteau de moins de 6 cm pour nettoyer leurs ongles. Il en fume du bon!

Et cette ville de l’ouest de Montréal qui a fait disparaître sa crèche. Plus de Tit-Jésus. Comme les Expos, il est partiiiii! La raison qu’ils ont donnée? « La crèche porte atteinte à la liberté de conscience en exposant à tous un symbole religieux et en envoyant le message que la ville favorise la religion catholique plutôt qu’une autre. » C’est craché drette de même! N’importe quoi. C’est le cas de le dire, on se fait passer un sapin. Compte jusqu’à dix, Mimi, prends de bonnes respirations et avale lentement une infusion verveine-menthe.

L’arbre de Noël, la messe de minuit, la crèche, les lumières font partie de notre culture québécoise depuis des centaines d’années. Laissez-nous notre ceinture fléchée, nos chants de Nowell, nos beignes, nos ragoûts et nos tourtières. Ça fait partie de nos coutumes que nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents nous ont laissées. Quand je lis des propos comme ça, je vire en d’ssous! Ce n’est pas une question du Tit-Jésus, je n’y crois pas personnellement. Pas plus qu’à la croix. Si on l’avait décapité, se promènerait-on avec une hache ou un sabre dans le cou? En tout cas.

Occupons-nous plutôt de voir la joie éclater dans les yeux de nos enfants. À ce propos, deux anecdotes vécues que je trouve savoureuses. Le fils de l’une de mes amies a 7 ans. Il est assis sur les genoux du père Noël qui lui demande ce qu’il désire pour le soir du 24 décembre. L’air découragé, l’enfant le regarde et lui dit : « Tu n’as pas reçu mon texto? Et regarde-moi bien père Noël, tu le vois? Comme vêtement, je n’ai vraiment besoin de rien ». L’un de mes neveux, adolescent sans le sou, a offert à son père un cadeau fort bien enveloppé. Surpris, il s’était empressé d’ouvrir le présent pour y découvrir deux piles CC. Sur la carte, fiston avait écrit : « Batteries, cadeau non compris ».

À ceux que Noël défrise, je ne prendrai certes pas l’attitude rose et non connectée de Justin Trudeau. Et je ne leur dirai pas non plus : « Entrez, faites comme chez vous »! Mais bien, faites comme chez nous. Heureusement qu’il y a des gens différents de nous ou issus d’autres pays qui sont heureux de vivre avec nos traditions. Cet exemple d’un père Noël qui racontait que deux moines bouddhistes s’étaient présentés à lui dans un centre commercial en lui disant : « Nous aimons le père Noël parce qu’il représente la paix, la bonne humeur, le partage et la joie ».

Peut-on finalement faire ça simple une bonne fois pour toutes?

Le prochain qui me parle d’accommodements raisonnables durant les Fêtes, je ferai comme avec mon sapin, je vais l’enguirlander!

Joyeux Noël à tous, sans exception!

Des commentaires?
Contactez Mimi Legault
mimilego@cgocable.ca

Voir le commentaire (1)

1 commentaire

  1. Lucie Daoust

    14 décembre 2017 à 6 h 50 min

    Merci pour cet article que j’approuve totalement et qui a su me faire sourire ce matin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

[+] Plus dans Chroniques

  • 3, 2, 1… et rien n’est arrivé

    On l’attendait avec enthousiasme et puis… rien, nichts. Chaque année, c’est comme le bogue de l’an 2000, on...

  • La leçon de Marie

    La chronique à Mimi par par Mimi legault Grand-maman Marie ne m’a jamais raconté d’histoires. Elle n’était...

  • Repenser les résolutions

    Chronique d’un X par jean-claude tremblay À quelques jours de l’arrivée de Nicolas, et en attendant de...

  • Ta startup n’a pas besoin d’argent!

                  #JESUISmillénialentrepreneur Elle a besoin de ton temps et d’une équipe qui vend! Le mot startup est une tendance, mais la réalité est qu’il y a toujours eu des startups. Cet anglicisme veut dire « entreprise en démarrage ». Une entreprise en démarrage n’est pas aussi hot que nous...

X