Quel été?

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La chronique À mimi

Été 2017. Définition du mot soleil : objet dans le firmament non identifié. Donnez-moi le nom du clown qui a prédit un été chaud et sec. Questionné, ce monsieur, dont la boule de cristal doit être en mille miettes, refusait d’admettre qu’il s’était trompé. Ah bon. Peut-être réside-t-il dans les îles Seychelles. « À l’eau » la Terre, monsieur Je-sais-tout. Aux critiques, il a répondu quelque chose comme « Mon Dieu, je suis humain, tout l’monde a le droit de se tromper ». Bien oui. Mettons que pour votre prochaine prophétie, on fera comme le petit Chinois, on repassera. Et si j’étais votre tendre moitié, je vous roucoulerais, pour ce mois d’août à venir, au creux de votre oreille : « Mon amour, next time, ferme ta gueule… ». Dit sous forme d’humour, car rien, surtout au Québec, n’est plus imprévisible que la météo.

Et maintenant, la question du jour : la température joue-t-elle sur votre moral?

D’après un sondage, les voies de fait diminuent lorsqu’il neige ou qu’il pleut. J’ai lu également un article d’une psy qui affirmait ceci : « La pluie empêche les gens de mener leurs activités ». Vérité de la palice… Mais permettez que je lève ma main, madame? Je ne suis pas d’accord avec votre affirmation.

D’abord, au Québec, à cause des facéties de dame Nature, toutes les raisons sont bonnes pour NE PAS. Ne pas faire de jogging, de camping, de jardinage, à cause de la chaleur ou du froid. Ou alors, il pleut, il grêle, il neige. N’empêche qu’au chalet, sous une pluie diluvienne, mon voisin Lénel, 81 ans, avait bêché dans le jardin pour tirer de sa terre humide 5 à 6 pétates en bonne santé, comme il le disait à sa manière avec son sourire franc et édenté. La pluie nous empêcherait de vivre, madame la psy? Bon, d’accord, il pleut. L’une de mes connaissances a réalisé qu’elle n’était pas faite en chocolat. Alors, son garage, il l’a construit beau temps, mauvais temps. S’en foutait que les nuages aient la goutte. Et puis, je connais des gens qui ont joué au golf dans 18 trous… d’eau.

La température ne m’affecte pas, sauf si c’est la canicule. Autrement, je fais comme s’il faisait beau. Je vais marcher,parfoisjogger. À l’intérieur, je farniente. Je prends des notes pour mes futures chroniques, je lis. Et puis, je vous le demande : de quoi d’autre parlerait-on au Québec? La saison de hockey n’a pas encore débuté…

Pas encore de la pluie!

Nous aimons ça nous plaindre et tout mettre sur le dos de dame Nature. Nous sommes des sédentaires contrariés. Nous avons eu un hiver en dents de scie. Résultat, les problèmes de santé de la météo ont noirci les colonnes des médias. Imaginez avec l’été que nous venons de connaître… Au fait, quel été? Dire que bientôt l’automne va le débarquer de son hamac.

L’été 2017? Simplement un brin d’herbe mouillé. Voilà, ça résume bien. Mais il y a bien eu à date une couple de journées chaudes et même au moment où j’écris ma chronique, le thermomètre frise les 32 degrés Celsius, c’est pas beau ça? Et pendant ces trois petits jours encore loin de la canicule, il a fait tellement chaud que mon compte en banque est tombé à sec, que j’ai aperçu un Hells boire de l’eau, que même les nouvelles dans les journaux n’étaient pas fraîches, rien que des sujets brûlants d’activité.

Il a fait si chaud qu’un joggeur avait deux ampoules allumées sous ses pieds, qu’un ado a laissé tomber sa nouvelle flamme, que j’ai promené en laisse mon ventilateur, que pour une fois, certains fonctionnaires ont sué… C’est tout dire.
Mais des gouttelettes sont finalement revenues… C’est vrai que la pluie ne ressemble jamais tant à la pluie qu’un dimanche après-midi. De toute façon, aussi bien s’y préparer, on a tellement magané cette pauvre Terre qu’il faudra faire avec. Avec des vagues de chaleur, de sécheresse, des tempêtes de verglas, des coups de froid, alouette!

Alors que je soupais au resto à l’intérieur (il y avait un orage…), j’ai entendu une dame qui parlait de la mauvaise température d’un côté positif : « La pluie ne me dérange pas, disait-elle. Je me suis acheté un beau.

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