Récupération – Repos

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Chronique marathon

Par Alain Bordeleau

Le marathonien Alain Bordeleau propose une chronique bimensuelle et, à partir du 26 juillet, les coureurs pourront suivre son plan d’entraînement structuré hebdomadaire jusqu’au marathon.

Il est toujours intéressant de lire des articles de magazine sur l’entraînement des grands champions. Généralement, on nous y révèle certains de leurs entraînements les plus impressionnants, ou encore la quantité inimaginable de kilomètres qu’ils peuvent faire dans une semaine, leur attitude face à la compétition et plus encore. Par contre, c’est ce qu’ils ne nous disent pas qui serait le plus intéressant à lire…

Comment organisent-ils leurs séances d’entraînement au quotidien ? En d’autres mots, quelle place accordent-ils à la récupération et au repos?

Quand tout va bien, qu’on n’a pas de blessure, qu’on se sent en super forme et que même les entraînements les plus difficiles nous semblent relativement faciles, il peut être difficile de se dire : « Je dois ralentir, je dois prendre du repos ». Pourtant, la récupération est une composante fondamentale de tout bon programme d’entraînement et, surtout, de la performance.

Si vous faites de l’entraînement sur une base annuelle, votre récupération devrait se planifier de la même façon. Pourquoi programmer une période de repos quand tout va bien? À une certaine époque où l’accumulation des kilomètres et des entraînements intensifs composait mon quotidien, une période de repos annuel et de reprise de l’entraînement était programmée à la fin de chaque saison de compétitions. Je prenais un minimum de deux semaines sans aucune forme d’entraînement, suivi d’un mois de reprise graduelle de l’entraînement. Ça permettait de me libérer l’esprit et de récupérer physiquement. Votre corps prendra un grand avantage de cette période de repos pour récupérer, refaire le plein d’énergie et guérir tous ses petits bobos. Si vous courez le Marathon du P’tit Train du Nord, vous pourriez planifier votre repos annuel quelques jours après le marathon.

Le repos et la récupération se conjuguent de plusieurs façons. S’il est bon de prendre une période de repos à la fin de la saison, il est tout aussi important de s’allouer suffisamment de temps de repos et de récupération tout au long du processus d’entraînement que vous vous imposez toutes les semaines.

Pourquoi est-ce que je m’améliore? Quand j’ai commencé à courir, je courais à peine 100 mètres et je devais m’arrêter pour marcher. Maintenant, je cours des marathons! Voici une explication bien simple pour comprendre les effets de l’entraînement et de la récupération sur l’amélioration de votre niveau de condition physique et de performance. Votre corps est en recherche constante d’équilibre.

À chaque entraînement que vous vous imposez, vous créez un déséquilibre. Pour corriger ce déséquilibre, le corps n’a qu’une réponse, il se renforce pour pouvoir subir sans trop de heurts les assauts d’une nouvelle séance d’entraînement.

S’entraîner, c’est comme une guerre perpétuelle entre l’équilibre et le déséquilibre et si vous vous allouez suffisamment de temps de récupération entre vos séances d’entraînement, vous en sortirez assurément le grand gagnant. Vous serez plus fort et plus performant. Plus vous saurez adapter et agencer vos périodes de repos et de récupération, plus vos résultats seront probants.

Quelques petits trucs

Il n’y a pas que les semaines précompétitions qui devraient être plus faciles. Tout au long de l’année, planifiez des semaines d’intensité et de volume différents. Voici quelques exemples de types de semaines : semaine à haut volume et à intensité moyenne ou basse; semaine à volume moyen et à haute intensité; semaine à bas volume et à basse intensité. Organisez vos semaines selon des séquences du genre : une facile, une difficile ou encore : une facile, une moyenne, une difficile et ainsi de suite.

En plus d’être bénéfique au niveau physiologique, la variation du volume et de l’intensité de vos semaines d’entraînement brisera la monotonie et sera un facteur additionnel positif de motivation. Elle jouera aussi un rôle positif de prévention des blessures qui sont trop souvent causées par le surentraînement. Surentraînement qui ne veut pas nécessairement dire trop d’entraînements comme pas assez de repos et de récupération.

Bon entraînement et bonne récupération!

Rachelle-Béry Saint-Sauveur, fière commanditaire du Marathon du P’tit Train du Nord.

***
Merci à UN-NATO, l’Association des vétérans des Laurentides pour son implication à titre de partenaire du Marathon du P’tit Train du Nord, le 22 octobre 2017.

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