Cinéaste et personnage grandissent!

Ricardo Trogi et Jean-Carl Boucher sous l‘œil bienveillant de la productrice Nicole Robert. PHOTO: Martine Laval
Cinéaste et personnage grandissent!
Martine Laval
Culture

1991, de Ricardo Trogi

Le film qui complète l’actuelle «trilogie» des aventures amoureuses de Ricardo Trogi est présentement à l’affiche dans les salles du Québec! Divertissant, le film nous fait voyager à travers les cadres enchanteurs de l’Italie et les états d’être de ce jeune homme maintenant âgé de 21 ans qui fait des pieds et des mains pour rejoindre son idylle, quoiqu’il en coûte de péripéties et de rebondissements.

Dans ce troisième film, Ricardo Trogi, personnage et cinéaste grandissent. L’un est toujours superbement interprété par Jean-Carl Boucher, dont on aime l’expression faciale qui traduit ce que la narration de l’auteur lui inspire, alors que l’autre s’est pris d’une ampleur photographique dépaysante en dirigeant son plateau de tournage en Italie.

Jean-Carl Boucher me confiera que de grandir dans le personnage est gratifiant pour l’acteur qu’il est, et que de jouer ce Ricardo en évolution a permis de créer ce lien unique avec l’auteur-narrateur-réalisateur qu’il se fait plaisir à imager dans ses expressions, pour transmettre l’état du moment.

«Je sais tellement comment Ricardo va le faire! Je l’entends dans ma tête quand je joue et j’essaie de me coller exactement à ce qu’il est en train de narrer dans le film. Mon jeu est très physique. Je n’ai pas beaucoup de répliques. J’exprime plutôt en image et en expression corporelle l’idée qu’il est en train de raconter pour passer mon point. » Ce qu’il fait de façon très convaincante.

Sachez que ce n’est pas un prérequis d’avoir vu les films précédents 1981 et 1987 pour comprendre ce qui se passe dans 1991. Chacune des étapes de cette «Trogilogie» se tenant d’elle-même, il est facile de suivre le cours des événements à travers la narration franche, déterminée dans son expression, mais naïve dans sa démarche, du jeune homme qui fonce vers ce qui l’anime, fouille ses émotions, vit les expériences qui les accompagnent, encaisse les conséquences… et poursuit son chemin de vie.

Ricardo Trogi me donne en guise de réponse à savoir s’il y aura une suite: «Qui sait? Il y a encore neuf années bien agitées entre 1991 et 2000, année où j’ai rencontré la femme de ma vie avec qui j’ai un enfant. Mais la question existentielle est: rencontre-t-on jamais la femme de sa vie?» Et comme l’acteur Alexandre Nachi – le jeune nomade qui voyage sans ticket de train – réplique si bien à Ricardo qui lui raconte ses péripéties pour rejoindre la femme de sa vie: «Moi, je préfère la chercher, la femme de ma vie, plutôt que de la trouver!»

Une chose est sûre, Ricardo Trogi le réalisateur a très bien retenu la leçon de son prof en cinéma qui clamait: «Écrivez sur ce que vous connaissez!»… et il l’applique en tout honneur!

C’est au cinéma Pine que la productrice Nicole Robert, qui vit dans les Laurentides, a choisi de faire la première de cette cinquième collaboration avec le réalisateur. Et c’est une fois de plus que médias et invités ont été reçus au restaurant Spago juste en face pour le brunch et la rencontre avec l’équipe du film après le visionnement.

À l’affiche au Cinéma Pine à Sainte-Adèle, www.cinemapine.com

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