Roman Zavada ou le chant des aurores boréales

Roman Zavada, le samedi 10 février, 20h, au théâtre du Marais. PHOTO: courtoisie
Roman Zavada ou le chant des aurores boréales
Martine Laval
Culture

MUSIQUE

Avec son piano ancré sur le roc du Bouclier canadien des Territoires du Nord-Ouest, Roman Zavada s’inspire de la splendeur et de la danse des aurores boréales pour composer le chant qu’elles lui soufflent à l’oreille. Par sa musique, il ajoute une dimension spectaculaire au phénomène nordique qu’il viendra présenter dans un concert immersif en sons et images au théâtre du Marais, le samedi 10 février.

Pendant des années, Roman Zavada fut le pianiste des séances de Cinéma-Muet du Marais. De la même manière qu’il sait mettre en musique l’action et les émotions d’un film, il fait de même pour traduire la danse magique des aurores boréales dont il s’est laissé envelopper tout entier pendant deux semaines, isolé en pleine nature nordique. Les images filmées de la macrophotographie du sol jusqu’à l’immensité du ciel étoilé en 360 degrés reflètent la beauté poétique et grandiose de la taïga. Des scènes à couper le souffle.

« Sur un coup de tête, au Nouveau-Brunswick, sur la route en direction des Îles-de-la-Madeleine, j’ai eu cette inspiration inusitée d’aller improviser dans le Grand Nord, sous les aurores boréales, de remplacer les images en noir et blanc du cinéma muet pour aller dans l’abstraction la plus totale et m’isoler dans mon lieu de création », révèle le musicien.

« Je n’avais jamais vu d’aurores boréales auparavant. Une fois sur place, directement sous les vortex qui commencent à danser, il est fascinant de voir le mouvement rapide de toutes les couleurs. Ça m’a inspiré sur tous les plans, aussi bien au piano qu’au regard, et c’est là que l’aventure a débuté. Je suis resté deux semaines en plein milieu de la forêt boréale, avec un piano droit abandonné qu’on m’avait déniché, accordé et transporté à six sur les lieux. Avec une tente pas trop loin, isolé, j’allais au piano à toute heure du jour et de la nuit enregistrer les trames, pour mémoriser la musique que le spectacle des aurores qui dansaient autour de moi m’inspirait. J’ai finalisé mes compositions une fois de retour à la maison », explique Roman Zavada.

Par la suite, le musicien est retourné sur place avec une équipe et du matériel sophistiqué pour filmer le ciel à 30 images secondes (tel qu’on le voit dans la réalité). Images et composition musicale furent juxtaposées pour créer Résonnances boréales qui fut alors présentée à la Société des Arts Technologiques de Montréal.
Roman Zavada, le samedi 10 février, 20 h, au théâtre du Marais.

theatredumarais.com

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