Conne et connue!

Conne et connue!
Josée Pilotte
Espace griffé

Vraiment pus capable d’entendre parler de la greluche alcoolique, l’héritière hystérique, la première «clubbeuse» professionnelle qu’Hollywood ait produit.

Paris Hilton.

Vous avez vu le cirque? C’est qui le clown? Elle? Vous? Nous, les médias?

Non mais, pensez-y! Plus de 120 pays ont rapporté la nouvelle de sa sortie de prison! L’événement a attiré plus d’attention médiatique que la guerre en Irak… non mais, faut le faire!
– Les bombes tombent?
– Non, la bombe blonde!

Maudit qu’on est caves…

En fait, je ne sais pas si on est vraiment caves ou bien simplement une gang de pervers. Le voyeurisme est bien une perversion, non?!

On aime don’ ça se projeter au firmament, avec les stars, dans les «étoiles».

Vivre notre vie par procuration. La lumière pour oublier la noirceur de nos existences? Il faut se rappeler que la lumière des étoiles n’est que le reflet du soleil. C’est une «lumière morte». C’est un néon. Lumière artificielle. Artifice.

Moi, personnellement, j’ai toujours trouvé que, sous cette lumière-là, blême, on manquait d’éclat; cette lumière-là, elle nous fait paraître laids.

De cette laideur qui rend le monde un peu plus laid.

On est-tu si «de base» que ça (mon fils dirait: «de base, comme sans cap’ de roues), pour tripper sur une fille qui fait uniquement la belle sur nos écrans de télé?

Venez pas me dire qu’elle a une démarche artistique la Paris! Avec un disque disons… «léger» et un film plutôt… euh….

Mais.

Le rédac, ben mon rédac me dit que c’est pas si pire que ça… bizarrement, je ne sais pas pourquoi mais, chus pas surprise pantoute… Maudits hommes!!!

Hey!, l’homme: as-tu seulement pensé que la «démarche artistique» de la belle se résume à:
«That’s Hot!»

That’s all.

Ceux et celles qui me connaissent le savent, je ne suis pas pas de celles qui envient jalousement la beauté féminine; je sais reconnaître une belle fille quand j’en vois une… pis oui, Paris Hilton est vachement bien foutue; mais dans mon livre à moi, ça s’arrête là. Ce qu’elle fait de ses nuits ou ce qu’elle mange ou boit, franchement, j’en n’ai rien à cirer. Elle n’est qu’à mes yeux, le «triomphe du blanc», une championne qui excelle dans l’art d’être «nada», n’être rien.

En contre-exemple, prenons Madonna.

Voilà une vraie «star», une femme qui a joué la carte de la provoc’ à fond et, disons-le, qui a plus que livré la marchandise. Elle a toujours proposé une démarche artistique brillante qui s’inscrivait dans une vision constante et conséquente.

Une ambianceuse qui, contrairement à la Hilton, a le courage et le talent de ses ambitions.
«Ambitieuse»?

Quel vilan mot, hein?!…
«Ambitieux»?

Ah oui, comme ça sonne mieux…

Pis mettons que «Paris» se soit appelée «Johnny»: y’aurait ben juste eu le beau-frère à sa sortie de prison…

Putain de double-standard sexiste, même dans la médiocrité:

T’es conne pis t’es belle? Vivre CNN!

T’es con pis t’es beau? Vive le néant.

C’est qui le clown?

Elle?

Vous?

Pis dire que cette semaine, j’voulais vous parler de vélo, de santé, des premières amours de mon fils…

Z’avez vu mon nez de clown?!

Ma gang de chanceux, va…

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