Une année chargée pour l’étoile montante Cendrine Browne

Au Championnats du monde senior 2017 à Lahti, Cendrine obtient la 26e place, son meilleur résultat en carrière. Photo: Nordic Focus
Une année chargée pour l’étoile montante Cendrine Browne
Sandra Mathieu
Personnalité

Cendrine, lors de la Coupe du monde 2017 à Québec, où elle obtient la 41e place, donne son dossard à une fan! PHOTO: courtoisie

Ski de fond

La Jérômienne Cendrine Browne, qui s’est entraînée tout l’été en vue des sélections olympiques de ski de fond pour les Jeux d’hiver à Pyeongchang en Corée, a accepté de devenir la porte-parole du cégep de Saint-Jérôme.

La fondeuse de 24 ans, qui a été la toute première étudiante du collège à bénéficier du programme Alliance Sport-Études, relate quelques souvenirs, se lance skis premiers dans le moment présent et nous confie ses projets d’avenir!

Dans tes rêves les plus fous, pensais-tu te rendre à ce niveau un jour?

Non, pas du tout! Avec mes amis et coéquipiers, on faisait des blagues du genre : « Quand tu seras aux Olympiques, tu m’en reparleras », mais être olympienne n’était pas dans ma ligne de mire. Bien sûr, j’ai toujours adoré regarder les JO, mais ce n’est que l’hiver passé que j’ai réalisé que c’était devenu mon objectif.

Quelles qualités humaines font, selon toi, la différence pour devenir un athlète de haut calibre?

Je suis ultra perfectionniste. Alors, je suis toujours en mesure d’améliorer ma technique et d’évoluer très rapidement. Je crois que c’est ce trait de personnalité qui m’a fait grimper les échelons aussi vite. Je suis aussi fonceuse et déterminée; je n’abandonne jamais. On dit de moi que je suis résiliente; quand il m’arrive quelque chose, j’arrive à rebondir rapidement et à passer à autre chose. Je suis minutieuse. Je respecte donc mon plan d’entraînement à la lettre et je fais tout ce qu’il faut tant pour la récupération que l’alimentation.

Comment perçois-tu ton rôle de porte-parole et quel message veux-tu transmettre aux jeunes?

Je suis reconnaissante et honorée que le cégep de Saint-Jérôme m’ait octroyé ce rôle. L’école a toujours été extrêmement importante pour moi. Dans ma famille, c’est une valeur qui nous a été transmise puisque ma mère est enseignante. Je veux montrer aux élèves qu’il est possible de faire du sport de haut niveau tout en poursuivant ses études. Il est important de le faire pour préparer son après-carrière, mais aussi parce que ça fait du bien d’avoir autre chose dans sa vie; il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier comme dirait ma mère! Je veux aussi transmettre aux jeunes qu’il est important d’aller jusqu’au bout de ses rêves, qu’ils soient en sport, en musique, en art ou en lien avec les études. Tout est possible quand on y croit.

Je fais déjà beaucoup de conférences dans les écoles primaires, donc j’ai déjà un peu ce rôle de porte-parole à travers les Laurentides. J’adore leur raconter mes histoires de voyage, mes aventures, leur montrer mes photos et voir les étoiles dans leurs yeux. Si je peux faire une différence dans leur vie, c’est tout ce qui compte pour moi.

Malgré que tu sois toi-même l’idole de plusieurs jeunes sportifs, as-tu encore un modèle ou un mentor aujourd’hui?

J’admire énormément mon coéquipier Alex Harvey, qui est lui-même athlète-étudiant. Il est non seulement un skieur extraordinaire et très performant, mais aussi un excellent étudiant de droit. Je trouve qu’il véhicule un beau message de réussite et il m’inspire. Même s’il est aujourd’hui champion du monde au 50 km, il reste terre-à-terre et poursuit ses études.

Même si tu dois te concentrer sur les entraînements et compétitions en vue des Jeux olympiques, as-tu déjà d’autres projets en tête?

Je suis présentement en train de faire un baccalauréat en Intervention sportive et un certificat en gestion de projet et j’ai la chance d’être soutenue par Formica Canada, une commandite qui m’aide à me concentrer sur ma préparation et mes performances sportives. Éventuellement, lorsque mes études et ma carrière de skieuse seront terminées, j’aimerais bien travailler au Comité olympique canadien (COC) afin de retransmettre ma passion pour le sport et partager mon expérience. Je trouve que ça serait une belle continuité pour moi et une belle manière de retransmettre toute l’aide que j’ai reçue durant ma carrière.

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