« On ne peut pas faire la police: on laisse les gens faire preuve de bon sens »

par Luc Robert
« On ne peut pas faire la police: on laisse les gens faire preuve de bon sens »
Plein-Air de Sainte-Adèle demandent aux usagers de suivre les balises des sentiers.

Sentiers de randonnées

Le regroupement Plein-Air de Sainte-Adèle appelle les adeptes des sentiers à faire preuve de respect en cette période simultanée de déconfinement, de dégel et d’ouverture des tracés balisés.

 

En ce mercredi 20 mai, date décrétée par la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest (qui chapeaute aussi les sports) pour l’ouverture des sentiers pédestres, la fréquentation risque d’être importante dans les Pays-d’en-Haut.

«Récemment, nous avons pu éviter les longs épisodes de pluie. Les tracés commencent à sécher, malgré qu’il a resté quelques amas de neige jusqu’à vendredi dernier. Des réparations de sentiers sont en cours», a expliqué M. Michel Denis, président par intérim de Plein-Air de Sainte-Adèle.

Face au contexte particulier de l’ouverture 2020, ce dernier implore les utilisateurs à faire preuve de patience. «L’ouverture a beau avoir été annoncée pour les coureurs, marcheurs et adeptes du vélo de montagne, il reste que c’est encore boueux par secteurs. Patience: les bonnes conditions se pointeront le nez à la fin de mai», a-t-il rappelé.

Terrains privés

Avant l’ouverture gouvernementale, certains récalcitrants ont effectué des sorties en forêt. «On sait que certains y sont allés pareil, en période interdite, et que des tracés ont été abîmés. 100 % des terrains empruntés sont privés et nous sommes pris entre l’arbre et l’écorce, lors des renouvellements des droits de passages. Les dommages sont souvent invoqués par les propriétaires».

La quinzaine de bénévoles du conseil d’administration de l’organisme Plein-Air de Sainte-Adèle ne peuvent sévir contre les contrevenants. «Ce sont des sentiers privés, donc, on ne peut faire la police. Nous sommes des bénévoles qui incitons les adeptes à suivre les consignes, via des affiches installées en bordure des sentiers. On demande de faire preuve de respect et de bon sens. On remercie les propriétaires pour les droits de passages».

Surveillance municipale

Mis au courant qu’un VTT a été photographié dans les tracés, au début du mois de mai, M. Denis n’a pas été étonné. «Il y a quelques saisons, on a même vu un pick-up 4 X 4 entrer dans les sentiers. Ça demeure heureusement des cas isolés. Certains ne se rendent pas compte qu’ils nous mènent la vie dure en agissant de manière irréfléchie. Ce n’est pas pour rien que la Ville de Saint-Adèle veut ses propres sentiers, dans le secteur du parc du Mont Loup-Garou. Ça éviterait ceux qui essaient de faire leurs propres sentiers, les demandes annuelles de droits de passages, etc. La ville pourrait alors faire sa propre surveillance».

«La vocation des sentiers doit être respectée. Quand les balises sont identifiées, on ne sort pas des limites. Certains tracés servent uniquement pour le ski de fond, (alors que) d’autres sont identifiés pour usage à l’année. Il est primordial de vérifier les cartes de notre site, avant de les emprunter».

Plein-Air de Sainte-Adèle compte près de 1 000 membres. En raison du coronavirus, l’AGA de l’organisme, prévue le 17 mars dernier, a été reportée à une date ultérieure, non-définie.

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