100e anniversaire de Val-David : Inauguration de la Place du Centenaire

Par Ève Ménard (journaliste de l'initiative locale)
100e anniversaire de Val-David : Inauguration de la Place du Centenaire
À gauche, nous retrouvons Kathy Poulin, mairesse de Val-David, et Renée David, arrière-petite-fille d’Athanase, qui a fait don à la Municipalité du portrait historique d’Athanase que nous voyons sur l’image. À droite, nous retrouvons Hélène David et Thérèse David, petites-filles d’Athanase. Photo : Ève Ménard

« Aujourd’hui, nous lançons les festivités, nous inaugurons la Place du Centenaire et la nomination de cette salle. Aujourd’hui, nous lançons officiellement le Centenaire de Val-David et c’est un moment extraordinaire! » C’est ce qu’a lancé avec enthousiasme la mairesse de Val-David, Kathy Poulin, le 9 juillet dernier.

Sur le parvis de l’église du village, la Municipalité a lancé officiellement les festivités de son 100e anniversaire, en plus d’inaugurer la Place du Centenaire nouvellement aménagée et de procéder à la nomination de la salle communautaire en l’honneur de Monsieur Athanase David.

L’évènement protocolaire s’est déroulé en présence d’une cinquantaine d’invités : des représentants de la scène politique, des participants, contributeurs et partenaires qui ont collaboré à la mise en œuvre des projets et festivités, ainsi que quelques membres de la famille David.

L’héritage d’Athanase David

La mairesse Kathy Poulin a officialisé le nouveau nom de la salle communautaire (église) « Salle Athanase-David » en présence de Thérèse et d’Hélène David, petites-filles d’Athanase, ainsi que Renée David, arrière-petite-fille d’Athanase.

C’est en mémoire d’Athanase David, bâtisseur marquant de l’histoire du Québec, des Laurentides et de Val-David, et de son père Laurent-Olivier David, que l’ancien village Saint-Jean-Baptiste-de-Bélisle a changé de nom pour Municipalité de Val-David, en 1944.

Qui était Athanase David ?

Athanase David, né à Montréal en 1882, est avant tout un avocat, et deviendra aussi un homme politique influent au Québec. On lui doit la mise sur pied des Archives nationales et plusieurs réalisations avant-gardistes dans le domaine de la culture, dont la fondation du Musée national des beaux-arts du Québec, de l’École des beaux-arts de Montréal et de l’École des beaux-arts de Québec. Même qu’aujourd’hui, un des prix les plus prestigieux de littérature porte son nom. Le prix Athanase-David est remis annuellement par le gouvernement du Québec pour couronner l’ensemble de l’œuvre d’un écrivain québécois. La culture n’était pas son seul intérêt. Amateur de sport, il devient le président des Canadiens de Montréal en novembre 1921.

En politique, il sera député de Terrebonne pour le parti libéral du Québec de 1916 à 1936, puis de 1939 à 1940. Ensuite, Athanase David devient sénateur, un poste qu’il occupera jusqu’à son décès en 1953.

Autant Thérèse qu’Hélène David se sont dites très touchées par cette cérémonie. Bien qu’elle n’ait pas réelle-ment connu son grand-père – il est décédé lorsqu’elle n’avait que quatre ans – Thérèse raconte avoir appris à le connaître à travers ses 45 années dédiées à la culture. « La culture, c’est le moteur de ma vie. Je me sens proche de mes grands-parents sans les avoir connus », a-t-elle affirmé lors de son allocution.

Pour sa part, Hélène David, actuellement députée libérale, a déjà été ministre de la Culture et des Communications, puis responsable de l’Enseignement supérieur sous le gouvernement de Philippe Couillard. « Autant en culture que pour l’enseignement supérieur, j’avais un fantôme, j’avais mon grand-père qui m’inspirait. » Même qu’en 2015, Hélène David a eu la chance de remettre, en compagnie de sa sœur Françoise David, le prix Athanase-David au Salon rouge de l’Assemblée nationale.

Une Place du Centenaire à saveur locale

La cérémonie s’est poursuivie avec l’inauguration de la Place du Centenaire, qui se veut un espace public convivial aménagé devant l’église. L’aménagement, réalisé par Concept paysager et signé Michel Lavoie, propose un lieu de commémoration et de détente, orné d’un banc en bois intitulé « Le temps de vivre », conçu par Didier Girard et son équipe. On y retrouve aussi des pierres gravées au nom des citoyens, familles et commerces du village ayant participé à la campagne de sociofinancement « Gravez votre nom, marquez l’histoire ».

Enfin, on y retrouve l’œuvre d’art d’une hauteur de 12 pieds, créée par l’artiste valdavidois Pierre Leblanc.

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