2019, année de la joie

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Par Joëlle Currat
2019, année de la joie

Éditorial par Joëlle Currat

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Au début d’une nouvelle année, je me pose souvent les mêmes questions : quels en seront les événements marquants dans ma vie personnelle ? Et sur le plan mondial ? 2019 sera-t-elle une meilleure année que 2018 ? Bon nombre d’experts et de futurologues y vont de leurs prédictions. Parmi les articles que j’ai consultés à ce sujet, un auteur souhaite que 2019 soit « l’année de la joie ». Il nous conseille de faire de la joie et du bien-être notre priorité absolue, et d’en constater les bienfaits. Quelle bonne idée! Ça devrait être facile d’accueillir dans nos vies plus de joie et de légèreté. Quoique…

Addicts au drames

J’ai quand même constaté que la plupart des prévisions et des commentaires des spécialistes sont plutôt pessimistes. Que ce soit sur le plan politique, économique ou environnemental, on a parfois l’impression de vivre les préludes de l’apocalypse. Et les interventions quasi quotidiennes d’un Donald Trump ne font rien pour améliorer la situation. Pas facile d’être optimiste dans un tel contexte!
Et puis, dans une société qui carbure à la performance, à la pression et à la compétition, est-ce qu’on est prêt à se détendre et à apprécier chaque moment, pour que la joie puisse émerger ? Est-ce qu’on est capables de lâcher prise de nos drames collectifs et de nos petites misères personnelles ? Tout un défi!

C’est sûr que les problèmes ne se règleront pas en les niant. Mais certainement pas non plus en ruminant ou en déprimant. Ce qui m’encourage personnellement, c’est de porter davantage mon attention sur les solutions, les innovations et sur les projets de jeunes gens inspirants.

J’ai le choix. On a toutes et tous le choix. Et, comme toujours, c’est d’abord sur le plan individuel que nous pouvons agir : apprécier ce que l’on a, rire avec nos enfants, ralentir, s’amuser en faisant du sport, exprimer sa créativité au travail ou en pratiquant un art, faire des projets avec notre conjoint, avoir des conversations nourrissantes avec nos amis, jouer et prendre soin de nos animaux domestiques. Il y a tant d’occasions à saisir et à créer pour ressentir de la joie. Et pour nous motiver à la choisir jour après jour, on peut observer comment on se sent et quelle est son influence dans notre vie et sur notre entourage.

Unir pour mieux régner

Dans notre communauté aussi, il y a beaucoup d’activités qui sont sources de joie. Faire du bénévolat, par exemple, ou s’engager activement dans une cause qui nous tient à cœur. Ou encore assister aux conseils municipaux de la ville où l’on habite. Pourquoi ne pas y faire part de notre vision et suggérer des solutions, plutôt que de se plaindre et de critiquer les moindres faits et gestes de nos politiciens. Là aussi, nous avons le choix. Et pour les élus, il s’agit de penser d’abord à leurs concitoyens et de faire en sorte qu’ils aient des raisons de se réjouir!

Frédéric Lenoir, un auteur que j’apprécie, écrit dans « La puissance de la joie » que cette émotion est plus intense et plus profonde que le plaisir et plus concrète que le bonheur. Ce serait, selon lui, la manifestation de notre puissance vitale.

L’année 2019 sera donc ce que j’en ferai, ce que nous en ferons toutes et tous. Je nous la souhaite remplie de joie et de bien-être. Qu’elle soit aussi le reflet de nos rêves les plus fous!

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