Légalisation du cannabis : les policiers devront s'ajuster

Par Isabelle Houle
Légalisation du cannabis : les policiers devront s'ajuster

Isabelle Houle, Collaboration spéciale

Avec la légalisation de la marijuana, les policiers de la Sûreté du Québec devront s’ajuster aux nouvelles conditions. Outillés et prêts à y faire face, ils rappellent aux consommateurs que certaines balises devront tout de même être respectées.

En effet, même s’il sera permis de posséder 30 grammes issus d’un commerce certifié en la matière sur soi, il est toujours illégal d’en produire, d’en faire le trafic, d’en consommer au volant ou lorsqu’on est d’âge mineur. « Nous devrons être vigilants oui. Jusqu’à ce jour, la marijuana a toujours été illégale. Nous, on est là pour appliquer la loi. On devra s’ajuster à cette nouvelle réalité c’est certain », soutient Marc Tessier, porte-parole à la Sûreté du Québec pour la région.
Ce dernier précise que la consommation est possible à différents endroits, mais que tout dépend de la règlementation municipale. Certaines villes permettent de fumer dans les parcs publics alors que d’autres l’interdisent. « Il faut attendre de voir avec les MRC comment elles vont appliquer leur règlement. »

Tolérance zéro

En termes de facultés affaiblies au volant, le Service de police de Saint-Jérôme avait déjà adopté un plan d’action pour la contrer. Dès 2012, Saint-Jérôme a démontré de l’intérêt pour que des patrouilleurs soient formés dans le but de devenir des agents évaluateurs.
Deux policiers du Service de police de Saint-Jérôme sont spécialisés en la matière. « De plus, nous avons une entente avec les autres corps de police de la couronne nord afin de nous assurer qu’il y a toujours un agent évaluateur disponible dans le territoire », nous avait souligné Mark Roy, inspecteur à la Division du soutien des affaires avec la communauté du Service de police de Saint-Jérôme.
La Sûreté du Québec forme également des patrouilleurs en ce sens. « On applique bien sûr déjà la loi en termes de stupéfiants sur la route, mais on forme de plus en plus d’agents évaluateurs », conclut Marc Tessier.

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