Le slow living, ou l’envie de ralentir…

Sarah Fortin
Le slow living, ou l’envie de ralentir…

Le thème « slow living » est bien connu, mais qu’en est-il vraiment de cette envie de ralentir ? Je crois que l’envie réelle de ralentir se fait ressentir de façon inattendue, suite à des prises de conscience.

 

Dans mon cas, j’ai toujours eu cette envie d’avoir du temps, tout simplement. Pas pour en faire plus ni moins, mais simplement pour sentir que je ne suis pas constamment à la course.

L’envie de ralentir ne veut pas dire avoir envie d’en faire moins, de rester couché ou d’abandonner ses activités, au contraire.

Cela veut dire avoir le temps de faire tout ce que l’on souhaite, pleinement. Pas à moitié parce que l’on devrait déjà être ailleurs, mais en pleine conscience de ce que l’on est en train d’accomplir.

Ralentir, pas pour en faire moins, mais pour faire mieux

Plusieurs mouvements prennent de l’essor depuis quelque temps.

Pensons notamment au minimalisme qui met l’accent sur le « less is more » : moins de choses, plus de temps, plus de liberté.

Il y a le phénomène Marie Kondo, prônant le fait d’avoir moins de produits, de bien les ranger et surtout, que ceux-ci nous procurent de la joie.

Et aussi la gratitude qui nous enseigne à estimer ce que l’on a au lieu d’être constamment à la recherche du bonheur qui étrangement se trouve toujours plus loin. On pourrait aussi parler des philosophies scandinaves « Hygge » ou « Lagom ».

Puis, il y a le « slow living » qui est une philosophie regroupant toutes les sphères de la vie, prônant le fait de ralentir en toute simplicité.

À confondre constamment faire, avoir et être, on finit par s’y perdre et ne pas voir le temps passer

En 2019, il est difficile de ne pas vivre en constante comparaison avec les autres. Nous avons toujours regardé ce que le voisin possédait.

Cependant, à notre époque, nous avons accès à la vie (souvent embellie) de gens que nous ne connaissons pas. Nous sommes constamment exposés à l’événement auquel on aurait dû aller, le courriel auquel on aurait dû répondre.

Toute cette abondance d’informations nous confronte à ce que nous n’avons pas et n’avons pas fait et contribue à augmenter ce perpétuel sentiment d’insatisfaction.

Sentiment qui nous pousse à vouloir combler cette insatisfaction par une surconsommation qui nous entraîne dans une roue sans fin : plus de biens, plus de travail pour payer ces biens, plus de temps passé à les ranger et les entretenir, provoquant donc moins de temps libre et souvent plus de stress.

Source : blondstory.com

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