Sainte-Adèle : Un match de basketball scolaire dégénère à A.-N.-Morin

Par Luc Robert - Initiative de journalisme local

Un match éliminatoire de basketball scolaire s’est terminé dans le tumulte, le mercredi 3 avril dernier à Sainte-Adèle, alors que certains participants et intervenants se sont échangés des propos virulents et que du vandalisme a été commis dans un vestiaire.

La rencontre impliquait des jeunes de Mascouche, qui se mesuraient aux Carcajous de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin. Des parents ont appelé le journal Accès, pour y relater des chaises possiblement lancées, des casiers endommagés au vestiaire, des joueurs qui auraient été menacés, tout comme des parents qui filmaient les événements. Les insultes se seraient transposées jusqu’à la sortie du gymnase.

Une mère avec qui le Journal a discuté en avait long à dire sur les événements. « C’était serré au pointage. Sainte-Adèle a gagné. Des parents adverses ont invectivé l’arbitre. Il a essayé de les raisonner, sans succès. J’ai pris mes filles par la main et quitté les lieux avant que ça dégénère encore plus. »

Un match important

« Ces matchs sont organisés par le Réseau du sport étudiant Laurentides-Lanaudière (RSÉQLL). Ce sont également eux qui fournissent les arbitres (sic), comme il s’agit de matchs officiels. L’école secondaire Augustin-Norbert-Morin (ANM) a entamé des démarches auprès d’eux, notamment pour relater l’incident, mais également pour s’assurer que ça ne se reproduise plus », a laissé savoir Mme Stéphanie Fournelle-Maurice, coordonnatrice du service du secrétariat général et des communications, au Centre de services scolaire des Laurentides (CSSL).

Au RSÉQLL, on a tenu à préciser certains points. « Le service des arbitres est plutôt fourni par l’Association de basketball de Laurentides-Lanaudière. […] Certaines écoles font signer des contrats d’éthique à leurs parents. Malgré cela, on perd des arbitres à cause du comportement de certains parents à chaque année», a tenu à préciser Mme Kim Saint-Vincent, directrice-générale du RSÉQLL.

Les dirigeants de la Polyvalente avaient été proactifs en informant leur clan d’éviter tout débordement.

« Il s’agissait d’un match important de série éliminatoire (Benjamin de secondaire 1 et 2). L’équipe gagnante allait pouvoir participer au Championnat régional scolaire. De notre côté, vu l’importance du match et le côté émotif […], l’entraîneur (des Carcajous) s’était adressé à l’équipe d’ANM et aux parents la veille du match. Il leur a rappelé l’importance de garder leur calme en tout temps et d’avoir une attitude respectueuse. Tous ont effectivement eu une attitude exemplaire. […] Il n’y a eu aucun blessé », a-t-elle communiqué.

La police sur les lieux

La Sûreté du Québec (SQ) a été appelée à faire une intervention à l’institution adéloise.

« La SQ a effectivement été appelée. Nous collaborons avec les corps policiers. Nous ne sommes cependant pas en mesure de vous dire les actions qui ont été prises par la SQ. À la connaissance des membres du personnel de l’école ANM, seulement des dommages aux vestiaires ont été constatés », a repris Mme Fournelle-Maurice.

Les limiers ont confirmé qu’aucune accusation criminelle n’a été déposée.

« Il y a eu déplacements policiers. Aucune plainte. Aucun élément criminel. Il y a eu des méfaits dans les vestiaires, mais une entente a été prise entre les deux écoles pour les réparations », a expliqué par courriel le sergent Marc Tessier, agent d’information au Service de la diffusion et des relations médias de la SQ, pour l’Outaouais et les Laurentides.

Mme Saint-Vincent poursuit de son côté la récolte d’informations.

« L’école (visiteuse) impliquée prend l’incident au sérieux et une enquête a lieu. Le tout sera évalué par eux, à savoir si des sanctions internes auront lieu. La feuille de pointage du match est analysée, tous comme des vidéos. Il y a une certaine problématique d’attitude au niveau de cette catégorie (Benjamin). Le RSÉQLL organise les ligues sportives, et signe un protocole d’entente avec la cellule d’arbitrage de basketball. Ils sont en charge des officiels, qui font un travail difficile et essentiel au bon déroulement d’une partie », a-t-elle ajouté.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mots-clés