Abeilles perdues

Par Étienne Robidoux
Abeilles perdues

À Prévost, les jeunes abeilles d’un apiculteur amateur ont « essaimé », c’est-à-dire qu’elles ont fui la ruche afin de former une nouvelle colonie. « Si vous voyez un regroupement d’abeilles, ne les éliminez pas, je vais venir les récupérer », a écrit David Carignan le 21 août dernier sur un groupe Facebook de Prévost.

« Cette année, j’ai essayé l’apiculture. Il semblerait que j’ai raté une cellule royale lors de ma dernière inspection », explique dans son message l’homme qui habite dans le coin de Shawbridge.

Questionné par le journal, M. Carignan raconte que son objectif pour sa première année en tant qu’apiculteur était d’avoir « une ruche forte » pour la diviser l’an prochain, sans avoir à investir des milliers de dollars au départ. M. Carignan dit avoir plusieurs arbres et arbustes fruitiers et les abeilles lui servaient également de pollinisateurs.

Volages, les abeilles ?

L’essaimage d’une ruche est souvent causé par le manque de place, explique Michel Claret-Tournier, un Prévostois qui a été apiculteur en France pendant 14 ans. « Il suffit d’un seul jour pour que les abeilles désirent fonder une autre colonie », explique-t-il.

« Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la reine qui décide d’essaimer, mais les ouvrières de la ruche, poursuit M. Claret-Tournier. Si le manque de place est trop dur à gérer, les abeilles décideront de partir même si l’apiculteur rajoute un magasin de miel (un cadre de récolte de miel) ».

Pour éviter ce problème, M. Claret-Tournier conseille d’observer tous les soirs le dernier cadre de miel, lors de la saison de récolte. Si les abeilles sont à pied d’œuvre sur celui-ci, il faut ajouter un cadre. Il souligne qu’on devrait ajouter une feuille de journal entre la ruche et le magasin à miel pour éviter tout refroidissement indésirable.

Une récolte généreuse

Grâce aux températures plus clémentes en hiver et plus chaudes au printemps, les apiculteurs ont obtenu une généreuse récolte de miel cette année.

L’espérance de vie d’une abeille ouvrière durant l’été est de 5 à 6 semaines et de 5 à 6 mois en hiver, étant donné que son métabolisme ralentit à l’intérieur de la ruche. Pour leur part, les mâles vivent 22 jours et la reine, de 3 à 5 ans.

Mais la question que tout le monde se pose : le nouvel apiculteur a-t-il retrouvé ses abeilles ? « Non, je ne les ai pas revues… elles vont trouver l’hiver difficile. »

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