Accommode-moi, chéri!

Par Josée Pilotte

Difficile de passer à côté des accommodements raisonnables encore cette semaine. Que voulez-vous: Hérouxville, ses discipes, ses démagogues et ses détrateurs animent toujours nos soupers familiaux. Et tout le monde en parle!
À mon avis, on est en train de virer fou avec tout ça. Y’avait qu’a voir ce pauvre homme prêcher ses vérités sur un plateau sans voix afin de prendre la mesure de toute cette démesure.

Commencez-vous, vous aussi, d’en avoir un peu ras-le-pompon?!

Mais puisque le sujet semble incontournable, je vous propose plutôt de cuisiner nos accommodements sur le grill amoureux.
À vos tabliers, ça garde propre, l’amour est plein de cochonneries!

Non mais! Pensez-y un peu: votre douce moitié, votre chéri, votre amoureux, votre bébé, votre darlin’, votre minou, votre pitou, votre mamour, votre doudou… le couple, votre couple, n’est-il pas, malheurement, un lieu propice aux accommodements (dé)raisonnables qui finissent par s’imposer à force de ménage, de lavage, de vidage de lave-vaisselle, de comptes à payer, d’enfants à élever, de marathons sans fin, de baise programée et de «rhubes» à soigner…

Les accommodements amoureux, comme les accommodements raisonnables, partent tous de beaux principes, mais finissent tous par nous donner mal au cœur un jour ou l’autre.

La tolérance?

C’est quand votre Michou garoche sa vaisselle, sale!, dans l’évier… au-dessus du lave-vaisselle. Vide! Et puis que mine de rien, en siffotant, tu vas remettre sa maudite assiette au lave-vaisselle. Toujours vide!

Le respect?

C’est quand tu t’es claquée, après une journée d’enfer pis qu’en rentant tu découvres un chéri évaché au milieu d’un champs de bataille, laissé derrière eux par les «flos», avec une boîte éventrée de St Hubert à ses pieds. Toi t’as même pas eu le temps de manger! Belle cruche, tu retires tes souliers sans faire de bruit pour pas risquer de troubler le précieux sommeil de tes trois hommes épuisés par leurs games de Xbox. C’tu bon le réconfort d’un bol de céréales froid!

L’ouverture?

C’est quand Mamour, après trois bières, lance devant vos amis communs, comme s’il parlait de la météo, qu’y connaît des gens qui connaissent des gens qui vivent des samedis soirs «rock’n roll» en échangeant leurs blondes, au lieu de leurs idées, dans le bain tourbillon du voisin. Y’é bon Mamour pour la pèche! Sauf qui se rappelle pas que l’odeur du poisson vous fait vomir!

Boring tout ça? Oui, un peu c’est vrai… mais ça peut être tellement rassurant qu’on risque d’en oublier les règles élémentaires du «couple 101»: admirer, séduire et communiquer!

Les raisonnables, les amoureux, accommodez-vous quand même pas trop… et dites-vous qu’y’a rien qu’un baiser passionné, un rendez-vous clandestin au Germain, un tango à l’horizontal un mercredi après-midi ne peut régler!!

Embrassez-vous passionnément, donc, mes valentines, mes valentins… surtout restez pas trop raisonnables: une «folie» par jour garde en vie l’envie!

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