Acquitté… faute de témoin

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Par Thomas Gallenne

SPCM

Le 16 mai dernier, le Journal rapportait la mésaventure d’une famille de Saint-Jérôme ayant perdu son chien et l’ayant retrouvé en Ontario, alors qu’il avait été récupéré par le Service de protection canine des Monts (SPCM).

Thomas Gallenne

«On a bien reçu un rapport indiquant qu’une femelle Husky a été ramassée le 13 mars sur notre territoire et a été adoptée le 20 mars 2012», confirme Jean-François René, directeur général de la municipalité de Sainte-Anne-des-Lacs, où le chien Husky Kiwe avait été signalé. De son côté, la propriétaire de Kiwe, Nathalie Beaulieu n’a rien contre le SPCM. «Je n’ai fait que rapporter les faits», soutient-elle, reprochant  simplement au personnel de ne pas avoir fait le lien entre son chien et la description qu’elle lui a fourni suite à la disparition de Kiwe.

«Nous avons ajouté des informations sur notre site internet et je vous invite à en prendre connaissance», a simplement déclaré Mireille Bélisle, copropriétaire du SPCM, le 15 mai dernier. Depuis, silence radio.

Sur la page d’accueil du SPCM, on peut y lire que près de 94% des chiens ramassés sont remis à leur propriétaire ou adoptés, l’euthanasie étant employée dans 6% des cas. Nous n’avons pu vérifier ces statistiques, les propriétaire étant injoignables.

Accusé au criminel d’«avoir volontairement négligé ou omis de fournir des soins convenables et suffisants» à un chien dont il avait la garde en août 2010, le copropriétaire du SPCM Jean-Gilles Bélisle a été acquitté le 2 mars dernier au Palais de justice de Saint-Jérôme. «M. Bélisle a construit sa défense sur le fait qu’il n’était pas au courant  de l’état de l’animal au moment des faits», explique Nathalie Bouillé, inspectrice à la SPCA de Montréal qui a déposé la plainte. Bien que la partie plaignante ait eu quelques témoignages dont celui  du vétérinaire ayant ausculté l’animal, elle lui manquait à faire la preuve que le propriétaire connaissait l’état du chien. «Les témoins impliqués n’ont pas voulu témoigner», a déclaré Mme Bouillé sans vouloir préciser s’il s’agissait du personnel du SPCM. «On a manqué de preuve provenant de témoins clés», a-t-elle simplement répondu.

 

 

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