Après 100 jours à la mairie, Nadine Brière dresse son bilan

Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)

100 jours après son retour à la mairie de Sainte-Adèle, Nadine Brière se dit « satisfaite » du travail accompli par son équipe. Elle estime que les premières décisions prises reflètent les engagements formulés durant la campagne électorale.

Dans une publication Facebook récente, la mairesse a dressé une liste des actions réalisées ou amorcées. Présentation citoyenne sur l’urbanisme, modification du projet au parc Claude-Cardinal, analyse du dossier du service incendie, préparation du budget 2026 avec des études en environnement et en circulation, accent sur l’entretien des routes et fossés, évaluation des capacités en aqueduc et égout, début de la mise à jour du plan et de la réglementation d’urbanisme, et moratoire sur les nouvelles constructions de trois logements et plus.

Un moratoire « structurant »

Parmi ces mesures, le moratoire adopté dès le premier mois figure en tête de liste pour Mme Brière. « C’est ce qui nous rend le plus fiers, parce que c’est ce qu’on a décrié tout au long de la campagne électorale », souligne-t-elle.

La présentation citoyenne sur l’urbanisme, organisée peu après l’élection, visait à expliquer cette décision et à clarifier l’état des projets déjà acceptés. « Les gens avaient l’impression que les valves étaient ouvertes et que les projets étaient sans fin. On voulait montrer la situation réelle et calmer le sentiment d’urgence », explique-t-elle.

D’ailleurs, au cours des prochains mois, la Ville prévoit tenir six ou sept soirées de consultation pour revoir certains règlements d’urbanisme.

Expérience et collaboration

Ayant déjà occupé la fonction de mairesse, Nadine Brière affirme que son expérience facilite la transition. « Je connaissais la structure de l’organisation, la plupart des dossiers, et j’ai assisté aux séances du conseil dans la dernière année. J’avais donc une bonne connaissance des enjeux en cours », dit-elle.

Elle reconnaît néanmoins que certains dossiers sont plus complexes que prévu, notamment en matière d’incendie. Elle compare aussi sa collaboration avec la direction générale à un apprentissage progressif : « On apprend à danser ensemble. Parfois, on se pile sur les pieds, mais on apprend à se connaître. »

Au sein du conseil municipal, elle décrit aussi une dynamique constructive. « On ne s’entend pas toujours sur tout, mais on finit par travailler ensemble pour le bien commun. Les divergences sont rarement sur les grands dossiers. »

Miser sur l’entretien

La préparation du budget 2026 mettra un accent particulier sur l’entretien des infrastructures existantes, une priorité qui, selon la mairesse, répond aussi aux attentes citoyennes.

« C’est comme une maison : si on ne l’entretient pas, ça finit par coûter plus cher. En mettant l’emphase sur l’entretien, on évite de travailler en urgence », illustre-t-elle. Routes, fossés et bâtiments municipaux sont visés afin de prolonger leur durée de vie et de limiter les dépenses imprévues.

Communication et priorités

La mairesse souhaite également rétablir une collaboration étroite avec la Chambre de commerce. « C’est un partenaire majeur. Nos commerçants sont essentiels et il faut travailler avec eux », affirme-t-elle, évoquant un dialogue plus fluide et des communications clarifiées.

Très active sur les réseaux sociaux, Mme Brière défend également une approche axée sur la transparence. « Plus on donne d’information, moins les gens se sentent mis de côté », dit-elle.

Parmi les priorités des prochains mois figurent les consultations en urbanisme, l’avancement du dossier du Chantecler et divers projets d’amélioration des parcs. « Je suis vraiment satisfaite des 100 premiers jours. Ça donne une bonne idée du rythme de travail qu’on s’est donné », conclut-elle.

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