(Photo : Gracieuseté)
Le décès de Béatrice Hébert est survenu le 11 février.

Béatrice Hébert, une empreinte humaine au sommet 

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Les Sommets rendent hommage à Béatrice Hébert, figure rassembleuse et profondément humaine, dont l’héritage continue de vivre à travers les équipes, la communauté et la montagne.

Le décès de Béatrice Hébert, survenu le 11 février à la suite d’un combat contre le cancer, a suscité une vive émotion au sein des Sommets et bien au-delà. Actionnaire de deuxième génération, fille de Jacques G. Hébert et sœur du président Louis-Philippe Hébert, elle occupait une place centrale dans l’histoire et l’évolution de l’entreprise familiale.

Dans un communiqué, Les Sommets soulignent son rôle clé dans la continuité de l’organisation, particulièrement dans les dossiers liés au mieux-être et à l’accompagnement des employés. Une contribution qui, selon l’entreprise, a profondément marqué sa culture.

« Elle incarnait le côté humain »

Propriétaire des Sommets, David Dufour évoque une relation de longue date avec Béatrice Hébert, ancrée dans l’histoire familiale et territoriale. « On a grandi ensemble depuis près de 50 ans. Nos pères ont travaillé ensemble, on a grandi sur la même ferme (Le Mont Saint-Sauveur), avec le centre de ski qui faisait partie de notre quotidien », explique-t-il.

Il décrit une complémentarité naturelle au sein de l’entreprise. « Moi, j’étais davantage du côté opérationnel, à travailler à l’extérieur. Béatrice, elle, s’occupait du côté humain. Les employés qui vivaient des difficultés savaient qu’ils avaient une oreille attentive. » Pour lui, la perte est immense. « Elle était très attachée à la compagnie, très proche des employés. Elle incarnait une sensibilité essentielle à notre entreprise familiale. »

Une amie, avant tout

Béatrice Hébert a aussi laissé une trace profonde dans la vie de ses proches. Son amie Geneviève Ranger témoigne d’un lien tissé à travers le travail, la famille et l’amitié.

« On a travaillé ensemble presque dix ans. On a été des mamans de soccer. On a ri et on a pleuré ensemble », raconte-t-elle. Elle souligne la capacité de Béatrice à créer des liens sincères. « Elle aimait, respectait et parlait à tout le monde, peu importe où on se situait dans l’échelle de la vie. » Évoquant un voyage rêvé aux îles Turkoises, elle confie avec émotion : « J’espère qu’elle se prélasse sur cette plage en m’attendant. »

Un hommage à la hauteur de son héritage

Pour souligner sa mémoire, Les Sommets invitent la population à se rassembler ce samedi 14 février au Sommet Saint-Sauveur, dans le cadre de l’événement « Pour l’amour du ski ». Une soirée qui prendra cette année une signification particulière.

En présence de membres des familles Hébert et Colavita, une descente aux flambeaux aura lieu à 22 h 30, au pied des pistes. Un moment de recueillement et de solidarité, à l’image de celle à qui l’hommage est rendu.

L’événement s’inscrit aussi dans la continuité de l’engagement philanthropique cher à Béatrice Hébert. Les ventes de chandails roses, ainsi que celles du cocktail « Queen B », créé pour l’occasion par le T-Bar70, seront entièrement remises au Challenge rose, une initiative au profit de la recherche sur le cancer.

Au-delà de la montagne, Les Sommets rappellent que c’est la communauté qui unit celles et ceux qui y travaillent et la fréquentent. Un héritage profondément humain, que Béatrice Hébert laisse en partage.

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