Bouchard conteste les conclusions de la ville

Bouchard conteste les conclusions de la ville
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Du sable dans l’engrenage

À force d’insistance, le comité de citoyens à l’origine des manifestations contre la sablière Bouchard a réussi à obtenir une rencontre avec les élus municipaux en vue d’y déposer une proposition visant la fermeture éventuelle du site. Le propriétaire des lieux réfute les allégations de la ville à l’effet que l’exploitant pourrait cesser ses activités en 2009.

La saga se poursuit dans le dossier de la sablière Bouchard. Dimanche dernier, les manifestants se sont fait nombreux pour exiger une fois de plus que cessent les activités de la sablière et le continuel va-et-vient des poids lourds. En plus de gêner la tranquillité des citoyens comme des villégiateurs qui se prélassent sur les terrasses du centre-ville, ces mastodontes perturbent le silence des classes de l’école primaire St-Jean-Baptiste, dénonçait en juin le président du conseil d’établissement, Christian Bellefeuille. Mais à deux semaines de la rentrée scolaire, certains manifestants ont déploré le manque d’engagement des parents en ce sens.

Village écologique
«On ne peut pas tolérer la dictature des sablières, a lancé Jean Langevin, au nom du Comité pour la sauvegarde de notre qualité de vie. Il faut un environnement sécuritaire pour les enfants. En juillet 1990, Val-David se targuait d’être le premier village écologique du Québec. Qu’en est-il aujourd’hui?» Mardi, à quelques heures du conseil de ville, des représentants de la municipalité et du comité de citoyens ont débattu de la situation. «L’atmosphère était sereine et positive, a confié le maire en assemblée. Le respect et la confiance mutuelle étaient autour de la table». Les deux parties auraient convenu de travailler de concert et promettent de se réunir à nouveau prochainement. D’ici là, la municipalité entend recourir à un avocat environnementaliste afin d’obtenir un support juridique.

Sables mouvants

Mais les citoyens de Val-David ne sont pas au bout de leur peine. Même si plusieurs personnes continuent de dénoncer le fait que des camions chargés à bloc prennent régulièrement le chemin de la sablière en soirée, le maire a admis en assemblée que la municipalité n’intentera aucun recours contre les contrevenants. Pourtant, un protocole d’entente datant de 2003, stipule clairement que les camions ne peuvent opérer en dehors des heures de fermeture convenues et qu’aucun matériau ne doit être déposé sur le site en vue de son réaménagement.
«J’ai noté qu’un camion est passé vers 19h15 vendredi, a affirmé M. Bouchard au sortir de la salle. J’ai sauté dans mon véhicule pour interpeller le conducteur mais je suis arrivé trop tard.» L’exploitant Jean Miller lui aurait confié que le camion avait dû être réparé en après-midi et que le conducteur, ne sachant que faire, est sans doute allé reporter son chargement là où il l’avait pris plus tôt. Certains citoyens demeurent suspicieux. Si tel est le cas, qu’en est-il des autres camions qui ont circulé dans les mêmes circonstances récemment?

Intimidation

Cette semaine, plusieurs membres du comité de sauvegarde ont reçu une mise en demeure pour avoir «injustement entrepris des démarches pour fermer la sablière». Ceux-ci sont accusés d’avoir tenu des propos «faux, mensongers, injurieux, calomnieux à l’égard de M. Bouchard». Une démarche d’intimidation, conclut Jean Langevin, qui doit réunir son comité vendredi.

Par ailleurs, Paul Bouchard insiste sur le fait que les arpenteurs-géomètres qui ont évalué à 244 446 mètres cubes le volume de matière qu’il reste à extirper de son site n’ont pas envisagé d’échéance. «C’est la municipalité qui a dit que la sablière pourrait fermer dans deux ans. Ça se peut que ce ne soit pas le cas.»

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