Cascades, le géant vert

Cascades, le géant vert
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À quelques heures du Jour de la Terre, quoi de plus rafraîchissant que de constater que certaines entreprises semblent réellement avoir la fibre verte! Dans le cas de Cascades, cette fibre est de plus en plus recyclée… À preuve, la compagnie s’inscrit pour une cinquième année consécutive comme partenaire majeur aux activités de cette fameuse journée.

Jour après jour, le géant Cascades démontre par «A plus B» qu’être un bon citoyen corporatif en matière d’environnement c’est bien plus qu’un vulgaire coup de marketing. Le père Lemaire l’avait compris avant tout le monde. La Dominion Pâtes and Fiber recyclait déjà au milieu du siècle dernier (du verre, du métal et de la «guénille»), soit bien avant que le mot devienne à la mode.
Quand l’écologie se (ré)concilie avec l’économie

Depuis, les chiffres demeurent éloquents . De 1000$ en 1983, l’action de Cascades a grimpé à 15 500$. Et si la compagnie réussit à sauver 30 millions d’arbres par an et éviter que 60 000 tonnes de rejets de CO2 n’atteignent l’atmosphère, notons que le simple fait d’augmenter de 2,94% en 2006 son efficacité en terme énergétique lui a permis d’épargner l’équivalent de plus de 10 M$. Le cinquième de ce magot a été réinvesti dans le Groupe d’intervention en énergie (GIE), où dix ingénieurs travaillent du ciboulot pour accroître une fois de plus l’efficacité énergétique de la compagnie, ce qui permet d’épargner davantage et ainsi de suite. Ainsi va la roue chez Cascades. On ne s’étonnera pas si Greenpeace Québec a déclaré que ce géant était un modèle pour l’industrie canadienne des pâtes et papiers, qui dilapide en moyenne 50 mètres cube d’eau la tonne, alors que la moitié des usines Cascades en gaspille moins de 10 (six d’entre elles en utilisent encore moitié moins).

Bio papiers s.v.p.

Au début du mois, Cascades s’associait à un autre géant. Dorénavant, tous les livres noir et blanc de Quebecor World et Quebecor Media seront publiés sur du papier 100% fibres post-consommation. À lui seul, ce fameux «Quebecor Enviro Book 100» épargnera 34 000 arbres par an.

Plus près de nous, l’usine Rolland demeure la seule usine canadienne à être accréditée par le programme Choix environnemental d’Environnement Canada, en plus de posséder la certification Procédé sans chlore. L’usine, qui célèbre cette année son 125e anniversaire, comble 65% de ses besoins énergétiques en biogaz, ce qui lui a valu l’an dernier le prix GESte durable de l’Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie. Au printemps 2006, Hydro-Québec a fait elle aussi le choix d’utiliser du papier en provenance de Saint-Jérôme, tout comme l’environnementaliste et vulgarisateur David Suzuki pour son autobiographie.
«On mise beaucoup sur l’écologie et ça donne de très bons résultats», confirme le président du groupe Papiers Fins, Mario Plourde. Après être sortis d’une crise qui a coûté l’emploi à plus d’une centaine de travailleurs, l’usine de Saint-Jérôme semble reprendre le chemin de la productivité. «L’important, poursuit M. Plourde, c’est de consolider la base actuelle, pousser davantage pour la protection de l’environnement et ensuite développer des spécialités qu’on n’a pas encore touché. Peu de compagnies réussissent à utiliser 70% de produits recyclés dans leur production. Mais on a beau pousser pour des produits 100% recyclés, en bout de ligne, c’est le consommateur qui fait la différence. Heureusement, l’ère du jeté est de plus en plus révolue». Cascades détient 140 unités d’exploitation dans le monde, compte plus de 15 000 travailleurs et ses ventes sont évaluées à plus de 3,5 milliards de dollars par an.

En bref
– Chez Cascades, chaque goutte d’eau sert en moyenne 40 fois.
– En 2006, 71% des résidus ont été revalorisés.
– L’an dernier, la compagnie a réussi à réduire de 11,6% l’intensité de ses gaz à effet de serre.
– L’usine de Drummondville est la première à commercialiser des contenants plastiques 100% compostables et vient de lancer le Bioxo, un contenant de mousse polystyrène dégradable en trois ans au lieu de plusieurs centaines d’années.
– Les papiers hygiéniques et essuie-tout sont faits avec 80% moins d’eau que la moyenne de l’industrie.
– Parmi un agenda chargé et des appuis entre autres au Salon national de l’environnement, au Jour de la Terre et à la Fondation québécoise en environnement, notons le Colloque Cascades Environnement, Innovation, Énergie, qui se déroulera à Saint-Sauveur du 18 au 20 septembre prochain.

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