Un conseil éloquent face aux compressions, aux projets et aux tensions locales
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
Piedmont – Lors de sa séance la plus récente, le conseil de la MRC des Pays-d’en-Haut a fait entendre des voix animées sur des enjeux clés allant du transport collectif aux ententes de développement économique, en passant par des centaines de milliers de dollars en fonds régionaux. La séance, ponctuée de propositions et de votes à l’unanimité, a illustré les défis politiques et financiers qui traversent le territoire.
Dénoncer les compressions gouvernementales
Une des interventions les plus remarquées a porté sur le transport collectif, sujet jugé « absolument essentiel » pour l’inclusion sociale, les travailleurs, les étudiants et les aînés, selon les élus présents. La MRC, en collaboration avec la MRC des Laurentides, a voté une résolution pour dénoncer les compressions gouvernementales au Programme d’aide au développement du transport collectif, qui réduiraient les financements et mettraient en péril la capacité de maintenir les services existants. Les autorités locales ont souligné que ces modifications pourraient engendrer un manque à gagner estimé à plusieurs centaines de milliers de dollars pour la période 2025-2027, fragilisant l’offre de transport menée par l’organisme Transport adapté et collectif des Laurentides (TACL).
Ententes et budgets votés
Sans créer de divisions notables, le conseil a également adopté des ententes sectorielles prolongeant des financements jusqu’en 2026, modifiant des enveloppes liées au développement bioalimentaire et adoptant de nouvelles ententes avec des ministères provinciaux pour stimuler l’économie régionale. Un appel de projets doté d’un budget de plus de 325 000 $ a été annoncé pour soutenir des initiatives locales en développement social, économique et environnemental.
Dérogations et aménagement du territoire
L’ordre du jour comportait plusieurs dérogations mineures liées à l’aménagement du territoire, toutes adoptées. Certains débats ont mis en lumière la lourdeur administrative imposée aux municipalités par la loi provinciale, notamment autour des permissions de construction ou d’ajustement de zonage.
Cette séance reflète l’équilibre délicat entre consensus et désaccords sous-jacents dans une MRC soucieuse de répondre aux besoins de ses citoyens, tout en négociant les réalités financières imposées par Québec.