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Crise au PQ

Par nathalie-deraspe

 

La fin de la session parlementaire a dû être accueillie comme une véritable bénédiction par les péquistes. La crise éthique a durement ébranlé les membres de l’Assemblée nationale, mais il en faudra plus pour provoquer de véritables changements de culture politique, estime le député de Bertrand, Claude Cousineau.

 

«Le 2 mai dernier, les gens n’ont pas voté pour le programme du NPD. Ils ne le connaissaient pas. Ils voulaient du changement point à la ligne», a soutenu Claude Cousineau, quelques jours après le tsunami qui a secoué son parti. Aux yeux du député, la formation de François Legault risque de vivre la même chose. «Il y a peut-être encore une fenêtre d’opportunité pour nous», lance-t-il prudent.

 

Malgré cette semaine mouvementée, Claude Cousineau se dit heureux d’avoir maintenu sa position et défendu les droits des citoyens. «À 61 ans, je suis tanné qu’on me dise comment voter. Les derniers jours m’ont démontré que j’avais du cran.» 

 

Une heure avant la sortie fracassante de ses collègues Pierre Curzi, Lizette Lapointe et Louise Beaudoin, le député a émis un communiqué sans équivoque indiquant son opposition au projet de loi 204. L’instant d’après il était assailli de questions par tous les journalistes de la province. «C’est pas être conséquents. Depuis un an on parle d’éthique. On exige patte blanche à tous les élus. La conférence de presse était passée et on n’avait pas encore vu le projet de loi. C’était très nébuleux.»

 

Le député admet qu’il a été forcé de voter à contrecoeur à deux reprises par le passé. La première fois à l’occasion de l’affaire Michaud – Claude Cousineau affirme avoir fait son mea culpa depuis – et dans le dossier des motoneiges le 23 décembre 2004,  où lui et le député de Labelle, Sylvain Pagé, avaient finalement «pilé sur leur orgueil» et accepté de brimer les droits des riverains des sentiers de la piste du P’tit train du Nord, après avoir réussi à faire réduire la durée de l’interdiction du droit de poursuite de 18 mois à un hiver. Deux ans plus tard, les deux députés se sont opposés à prolonger l’immunité. L’an dernier, le projet est revenu au feuilleton. Pagé et Cousineau se sont une fois de plus interposés. «Je me suis bien promis d’arrêter de brimer les droits des citoyens», lance Claude Cousineau. Marois dirigera-t-elle ses troupes autrement? «L’été porte conseil», lance le député.

De l’espoir pour QS

Lise Boivin, membre de la première heure de Québec solidaire, estime pour sa part que la crise qui a secoué le PQ est favorable à son parti. En mai, on comptait 2000 membres de plus qu’en avril. Dans Deux-Montagnes et Mirabel, les gens se manifestent. De nouveaux candidats seraient annoncés d’ici Noël.

La formation pilotée par Amir Khadir et Françoise David aurait également attiré des gens d’affaires de la région dans ses rangs. «C’est une fenêtre pour nous. On fait de la politique de façon plus démocratique. On veut dire les vraies affaires», soutient Lise Boivin.

Future candidate dans Prévost (la nouvelle serait annoncée sous peu), cette ex-retraitée de l’enseignement affirme que les liens affectifs au parti Québécois se sont effilochés au fil des ans. Cette dernière n’exclut pas la possibilité que son parti prenne le pouvoir lors des prochaines élections. Un récent sondage indiquait que QS était passé de 9 à 17% dans les intentions de vote (le parti est reculé a 11% depuis).

 

 

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