Faire de ses convictions… une proposition politique

Par Marie-Catherine Goudreau

Samuelle Durocq-Henry

Fait inusité dans le cadre de la campagne électorale, la candidate pour Option nationale dans Bertrand, Samuelle Durocq-Henry a décidé d’accomplir sa tournée électorale sur le dos de son cheval Joee, une jument canadienne. Elle profite de l’occasion pour sensibiliser la population sur le sort des chevaux. Quand faire de la politique «autrement» rime avec passion, convictions et démarche politique.

Professeure d’université, femme d’entreprise et mère de famille, Samuelle Durocq-Henry  ajoute une autre corde à son arc, en tant que candidate d’Option nationale dans Bertrand. Et elle travaille à ce que le projet de société que propose son parti inclut la protection des animaux.

«Au sens de la loi, un animal est encore considéré comme un bien meuble, précise-t-elle. Par conséquent, le propriétaire n’est pas tenu d’en prendre soin et peut jouir à loisir de cet  »objet ».»

Des situations de maltraitances, de personnes démunies pouvant à peine nourrir leurs animaux qu’ils possédaient en grand nombre, ont défrayé les manchettes. Comment prévenir ces situations? «Il faut être en amont de la législation adoptée» déclare Mme Durocq-Henry, ajoutant que l’application de la loi est trop longue pour pouvoir réellement sauver un cheval.» Elle mise plutôt sur la sensibilisation, un engagement trouvant écho au sein de son parti. Un fait saillant de ce qu’elle défend: elle a manifesté sur sa jument canadienne Joee, en mai dernier à Huberdeau, suite à la découverte de chevaux maltraités. Elle s’engage donc s’il elle est élue, à faire passer une loi en faveur des équités au Québec: «C’est gravé dans la pierre, c’est un engagement personnel! s’exclame-t-elle. Nous vivons de grands manques. Pour que cela aboutisse, la cause doit être portée non seulement par des gens qui sont élus, mais qui sont impliqués personnellement avec une raison de le faire.»

Toutefois, la cause animale n’est-elle pas reléguée derrière les difficultés sociales? «C’est tout à fait vrai! Mais ne peut-on pas travailler de concert sur tous les fronts? s’interroge-t-elle. Et Gandhi n’a-t-il pas dit qu’on peut juger de la grandeur d’une nation à la façon dont elle traite les animaux?»

Et Mme Durocq-Henry rappelle l’apport du cheval qui a travaillé fort au défrichage de la terre: «Nous avons un devoir de reconnaissance envers les chevaux pour avoir façonné ce pays», conclut-elle.

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