(Photo : Photo Médialo – Louis-Philippe Forest-Gaudet)
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Immobilier : les Laurentides poursuivent leur croissance en 2026

Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)

Le marché immobilier récréatif des Laurentides devrait poursuivre sa croissance en 2026, porté par une demande soutenue de baby-boomers et de télétravailleurs cherchant à s’établir durablement hors des grands centres urbains, révèle le Rapport printanier 2026 sur les propriétés récréatives de Royal LePage.

Malgré un contexte économique marqué par l’incertitude, la rareté de l’offre et l’attrait persistant pour un mode de vie axé sur la nature continuent d’exercer une pression à la hausse sur les prix dans plusieurs secteurs de la région.

Des hausses marquées en 2025

Dans la MRC des Pays-d’en-Haut, le prix médian d’une maison unifamiliale a atteint 570 000 $ en 2025, soit une augmentation de 7,5 % comparativement à l’année précédente. La croissance a été encore plus prononcée dans la MRC des Laurentides, où le prix médian a bondi de 11 %, pour s’établir à 470 000 $.

Les marchés plus abordables ont également progressé, mais de façon plus modérée. Dans la MRC d’Argenteuil, le prix médian a augmenté de 2,7 % pour atteindre 375 000 $, tandis que la MRC d’Antoine-Labelle a enregistré une hausse de 7 %, portant le prix médian à 334 500 $.

Selon Royal LePage, cette progression reflète une transformation du marché récréatif, où le chalet devient de plus en plus une résidence principale plutôt qu’un simple lieu de villégiature.

Le chalet comme mode de vie permanent

La région attire désormais deux profils dominants d’acheteurs : des baby-boomers approchant ou vivant la retraite et des professionnels capables de travailler à distance. Cette combinaison redéfinit la dynamique immobilière des Laurentides.

« La région exerce un pouvoir de séduction majeur sur des acheteurs expérimentés et des télétravailleurs montréalais qui choisissent de s’y installer en tant que résidents permanents », souligne Éric Léger, courtier immobilier chez Royal LePage Humania, cité dans le rapport.

Cette transition vers l’habitation à l’année s’accompagne aussi d’un intérêt accru pour les propriétés haut de gamme et les résidences offrant à la fois connectivité technologique et accès aux activités de plein air.

Par ailleurs, les tensions économiques et politiques avec les États-Unis contribuent indirectement à soutenir la demande locale. Plusieurs acheteurs privilégient maintenant les destinations canadiennes pour leurs investissements immobiliers et leurs projets de villégiature, un phénomène que Royal LePage associe à une tendance « d’achat local ».

Des hausses attendues en 2026

Les perspectives pour l’année en cours demeurent positives, bien que la croissance prévue soit plus modérée.

Royal LePage anticipe une augmentation du prix médian des propriétés unifamiliales de :

  • 5,0 % dans la MRC des Pays-d’en-Haut;
  • 4,0 % dans la MRC des Laurentides;
  • 4,0 % dans la MRC d’Argenteuil;
  • 6,0 % dans la MRC d’Antoine-Labelle.

À l’échelle provinciale, le prix médian des propriétés récréatives devrait augmenter d’environ 4 % en 2026, soutenu par une offre limitée et une demande constante.

Selon Royal LePage, la rareté des nouvelles constructions et la tendance à conserver les propriétés au sein des familles contribuent à maintenir un inventaire restreint, ce qui soutient la valeur des propriétés même en période d’incertitude économique.

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