(Photo : Courtoisie )
Johanne Hogue, présidente de la Commission scolaire des Laurentides (CSL).
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La Commission scolaire des Laurentides claque la porte

Par Production Accès

Fédération des commissions scolaires du Québec

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Laurentides (CSL) annonce son retrait de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) en raison d’une position irréconciliable relativement au projet de loi no 40, Loi modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires.

 

« Au moment où le projet de loi a été déposé, ils savaient déjà (la FCSQ) qu’on était dissident parce qu’on tenait des propos différents d’eux. Nous, on croit aux changements de la gouvernance et eux sont en faveur de maintenir cette gouvernance-là. La FCSQ n’a pas démontré d’ouverture à présenter un point de vue différent du sien dans le cadre des consultations particulières auprès du ministre relativement au projet de loi no 40. Face au refus de la Fédération, nous avons alors décidé de nous retirer », explique madame Johanne Hogue, présidente de la CSL.

« On souhaite aller vers une gouvernance éducative et dans ce sens-là on est en accord avec le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge. Il s’agira d’un grand conseil d’administration où les parents vont pouvoir avoir huit sièges sur 15. Il n’y aura plus d’élus scolaires, ce sera des parents, des administrateurs, des gestionnaires et quatre personnes de la communauté qui vont ensemble voir au bon fonctionnement et équilibre des services solaires qui vont être donnés dans chacune de nos écoles », ajoute madame. Hogue.

Rappelons que les membres du conseil des commissaires, la direction générale et le comité de parents de la CSL déposeront un mémoire conjoint au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, faisant état de leur appui à l’abolition des élections scolaires.

Importance de moderniser la Loi

« Considérant l’importance de moderniser la Loi sur l’instruction publique et à la suite du dépôt du projet de loi, nous souhaitons aider à bonifier celui-ci par le biais de notre mémoire. Nous sommes d’avis qu’une nouvelle gouvernance éducative – et non politique – impliquant davantage les acteurs œuvrant directement auprès des élèves, pourrait se révéler très bénéfique à plusieurs égards », ajoute madame Johanne Hogue.

Le mémoire proposera la bonification d’articles du projet de loi touchant essentiellement la représentativité parentale des milieux couvrant un grand territoire, comme c’est le cas pour la Commission scolaire des Laurentides et pour plusieurs commissions scolaires au Québec.

« Les modifications que nous suggérerons assureront une représentation sectorielle équitable des territoires des futurs centres de services scolaires. Nous souhaitons ainsi qu’une école située dans un petit village soit aussi bien représentée qu’une école située dans une grande ville. Après tout, les enjeux éducatifs sont les mêmes pour tous ».

« On va demeurer indépendant et on va continuer de gérer la CSL. Ça ne changera rien du tout aux services à l’élève Il est important pour nous de rassurer les parents et les citoyens. On va juste assumer nous-mêmes certaines responsabilités. Il n’est pas question que l’on recule et l’on veut que nos propos soient reconnus, même si on est plus petit, on a seulement 8 000 élèves. On pense qu’on a une position qui est respectable », conclut la présidente.

Sur 64 commissions scolaires, 60 font partie de la FCSQ,  trois étaient indépendantes, plus maintenant la Commission scolaire des Laurentides.

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4 Comments

  1. ALAIN DAVIAULT

    Dans un monde en constante évolution, il est important de bien saisir le message laissé de cette dame. L’abolition des commissaires permettra aux parents de se faire entendre directement, sans être filtrer par des gens élus et déconnectés des réels besoins scolaires . Revendiquer leur indépendance, n’est pas un signe de contradiction et de faiblesse. Se mobiliser ainsi afin de se faire entendre, c’est un droit et une force. Merci à vous de vouloir être là pour eux (jeunes), et d’apporter un second souffle aux parents, tout en faisant la promotion d’une représentation égalitaire au sein des écoles.
    Bonne continuité.

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    • Pierre Lafond

      Bravo Monsieur Daviault, vos commentaires éclairés et éclairants sot toujours très appréciés.

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  2. Sylvie Quevillon

    Non je ne suis pas d accord. C est juste une façon de garder votre commission scolaire active. Nous n en avons pas besoin. Notre argent doit servir directement aux écoles et en bénéficieront nos enfants. L école se gèrera selon ses besoins et nos enfants recevront l aide et les compétences nécessaires …Nous devons optimiser nos argents afin de la mettre à bon escient et non pas la donner à un organisme qui coûte aux contribuables une fortune. Et nos établissements scolaires sont vieillissantes, pour la plupart . Pour en arriver à une abolition des Commissions Scolaires… la question à été réfléchie depuis longtemps. Et je suis pour Cette abolition.

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  3. Guy Vaudrin

    Bravo! Dans les Laurnentides on n’a pas froid aux yeux, surtout notre comission scolaire. C’est une battante! Je suis certain que le mémoire présenté sera de qualité et deviendra une référence qui aidera les autres à enboiter le pas. Alors encore félicitations et bravo pour votre ténacité et votre courage!

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