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La maison de naissance de Blainville sera certifiée LEED.

Par Éric-Olivier Dallard

La première pelletée de terre en vue de la construction de la Maison des naissances du CSSS de Saint-Jérôme a eu lieu le 5 mai dernier, journée internationale des sages-femmes. La décision d’ériger le bâtiment selon les normes environnementales les plus élevées explique en partie l’année de décalage entre l’annonce du projet et sa livraison.

Le maire François Cantin s’est dit particulièrement fier de voir ce projet se concrétiser puisqu’il a lui-même déjà siégé sur le conseil d’administration de la Corpora-tion de la maison de naissances en tant que père, il y a de cela de nombreuses années. La présidente de l’organisme, Viviane Gobeil, a pour sa part souligné les efforts des nombreux bénévoles qui, dès 1990, réclamaient des services de périnatalité qui soient axés sur une approche humaine et globale, alors que la légalisation de la pratique des sages-femmes n’est survenue que neuf ans plus tard.

Aux yeux de plusieurs, le choix de Blain-ville permettra d’optimiser la mise en place de corridors de services entre les centres hospitaliers de Saint-Eustache et de Saint-Jérôme et ainsi assurer la protection de la santé de la mère et de l’enfant. Il n’empêche que le territoire à couvrir est vaste et comprend toute la région des Lauren-tides. Cela dit, les gens de Terrebonne, qui sont situés à quelques kilomètres de là, ne pourront profiter de ce nouveau service parce qu’ils sont situés dans un autre territoire admi-nistratif (Lanaudière). De ce fait, ils réclament à leur tour une maison de naissance.

Celle de Blainville accueillera six sage-femmes. On espère ainsi doubler le nombre de naissances pour les porter à 240 en 2008-2009. Le plan de déploiement en vise toutefois 8 au total, pour 320 accouchements par année.

La politique de périnatalité attendue en juin, prévoit multiplier les maisons de naissances. Le gouvernement souhaite que 10% des accouchements réalisés au Québec soient effectués par des sages-femmes. Pour le moment, on en pratique dix fois moins (1,5%). «Collectivement, on a à démédicaliser l’accouchement, affirme la responsable du dossier, Karina Daigle. La pratique des sages-femmes ne se veut pas une substitution de ce qui se fait actuellement, mais vient plutôt élargir l’offre de services offert aux familles.»

Les premiers accouchements à la Maison de naissances des Laurentides devraient avoir lieu en novembre prochain.

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