(Photo : Luc Robert)
Monitrices, parents et le directeur-général Dave Allaire (en bleu) se questionnent sur les procédures de la DPJ.
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Le camp Hiboux des Jeunes compte rouvrir dès ce lundi 18 juillet

Par Luc Robert

Laissé dans le néant quant aux raisons d’une intervention de la DPJ le mercredi 13 juillet dernier, le camp « Hiboux des jeunes » de Saint-Hippolyte entend reprendre ses activités normales ce lundi 18 juillet, aux installations du Lac Bleu.

Son directeur-général, Dave Allaire, se trouvait à La Ronde avec une trentaine de jeunes, sur un total d’environ 150 fréquentant l’établissement pour enfants à besoins spéciaux, lorsque des représentants de la DPJ et de la Sûreté du Québec se sont présentés au camp hippolytois.

« Ils ont demandé aux parents de venir chercher leurs enfants, disant qu’ils ne pouvaient plus être sur place. Lorsque nous avons invité la DPJ à spécifier les motifs de l’intervention, ça a été un silence radio complet jusqu’à vendredi matin. Et là encore, leur représentante a dit qu’ils ont recommandé aux parents de retirer leurs enfants d’ici. Mais dans les faits, ils ont fermé la place. On a tenté des approches pour relocaliser temporairement les jeunes au camp Bruchési, mais on a seulement su vendredi que nos moniteurs pourraient aussi agir là-bas, si leurs parents l’autorisaient (moniteurs mineurs) ou s’ils acceptaient en tant qu’adulte. On ne sait pas comment l’interaction se serait passée avec les jeunes réguliers à Bruchési. Vu que la DPJ ne peut pas nous fermer, on a décidé de reprendre le collier ici, avec une personne qui me chapeautera. Les parents pourront signer un genre de décharge pour ramener leur enfant. La dame de la DPJ a ajouté qu’elle demanderait auprès de l’Association des camps de jour si je peux continuer à coordonner les opérations », a détaillé M. Allaire.

Le camp Hiboux des jeunes accueille à ses installations récréatives des enfants et leurs familles pour des camps de vacances, de jour, en semaine de relâche ou encore pour des séjours de répit. Ils sont en opérations pour une deuxième année.

« Dave (Allaire) prend très bien les cas en charge, lourds ou légers. Les enfants adorent le camp et tout se fait dans les règles de l’art. Pour avoir envoyé ma fille à plusieurs endroits, je peux vous assurer que la ressource Hiboux des jeunes est attentionnée et efficace. Les enfants sont très attristés d’avoir dû quitter le camp et la façon de procéder de la DPJ semble manquer de structure. Quand six agents débarquent et les questionnent, ils stressent et ne savent pas comment réagir. C’est traumatisant à assimiler pour les petits et petites », a souligné Mme Nadeige McCallum, une mère de Sainte-Agathe.

Pour sa part, le CISSS des Laurentides a avisé que la sécurité des enfants représente la priorité absolue pour déterminer de la pertinence d’une intervention sur place.

« La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) précise qu’elle n’a pas le pouvoir de fermer un camp de jour, ni aucune autre installation ou ressource. Cependant, lorsqu’elle a des raisons de croire que la sécurité ou le développement d’un ou de plusieurs enfants sont compromis, la DPJ a le devoir de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection des enfants, et ce, pendant tout le processus d’enquête. Rappelons que les parents sont toujours les premiers responsables de la protection de leur enfant. Dans la situation qui concerne les enfants qui séjournaient au camp Hiboux des jeunes, la DPJ a pu compter sur l’entière collaboration des parents. Par souci de confidentialité, les motifs de l’enquête ne peuvent pas être dévoilés », a laissé savoir Mme Valérie Maynard, de l’équipe du Service des relations médias, relations publiques et à la communauté, au CISSS des Laurentides.

Plus détails dans notre édition papier du mercredi 20 juillet prochain.

 

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