Le CHSLD aux portes de Ste-Adèle

Le CHSLD aux portes de Ste-Adèle
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Le Manoir de la Pointe-Bleue de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson sera relocalisé en face des condos DelaCroix et regroupera sous un même toit un Centre hospitalier de soins longue durée (CHSLD) de 112 lits, un centre de jour, ainsi que les locaux du nouveau Centre de santé et de service sociaux (CSSS) des Pays-d’en-Haut.

«C’était un dossier actif depuis longtemps», a déclaré la directrice générale du Manoir de la Pointe-Bleue. Visiblement heureuse de la tournure des événements, ****Jacqueline Gagnon**** a rappelé que dès 1996, la Régie de la Santé, alias l’Agence, tenait des audiences publiques à ce sujet, privilégiant alors la fermeture du Pavillon du Mont Sinaï de Sainte-Agathe, considéré à l’époque encore plus vétuste que les installations de Sainte-Marguerite.

Maintenant qu’un nouveau centre a été inauguré au nord de Sainte-Adèle, le ministre Couillard a donné le feu vert pour la concrétisation du projet situé plus au sud, déboutant la rumeur qui voulait qu’un autre centre du genre voit le jour à Sainte-Agathe.

Des 96 lits prévus en 2000, le budget initial a finalement été plus que doublé, pour atteindre un peu moins de 19 millions de dollars et 112 lits, soit 20 de plus qu’à l’heure actuelle.

Si certains saluent la décision de relocaliser le CHSLD au centre-ville de Sainte-Adèle, d’autres n’hésiteront pas à remettre en question le peu de nouvelles places disponibles dans le prochain CHSLD, compte tenu des statistiques qui prétendent que la population des Laurentides vieillit deux fois plus vite ici qu’ailleurs en province.
«Au début, explique Mme Gagnon, nous avions prévu construire dans une perspective d’agrandissement. Mais on risquait de ne rien avoir du tout si nos prévisions dépassaient le budget qui nous était fixé.»

Préférant s’en remettre à des plans plus modestes, la directrice du CHSLD, affirme que les nouvelles orientations du gouvernement contenues dans le projet de loi 83 favoriseront un éventail de solutions d’hébergement pour les personnes en perte d’autonomie, qui devrait alléger les demandes d’hébergement en centre de soins longue durée, qui seront dorénavant réservées aux personnes en «très lourde perte d’autonomie».

En ce sens, le resserrement des critères d’admissibilité demeure un autre argument de taille pour justifier le peu de nouvelles places disponibles à Sainte-Adèle.
****Mourir chez soi****
«Aujourd’hui, précise Jacqueline Gagnon, de plus en plus de gens veulent finir leurs jours à la maison. Considérant qu’un malade en centre d’hébergement peut coûter jusqu’à 55 000 $ par année, le CSSS est prêt à fournir toute une gamme de services qui permettront de répondre à ce type de demande jusqu’à concurrence de 150 $ par jour. Au-delà de cette somme, nous allons privilégier l’hébergement, sauf dans les cas d’exception majeure.»

Pas plus tard que le 19 octobre dernier, le gouvernement manifestait justement son intention de réduire passablement les places en hébergement de soins de longue durée, souhaitant atteindre le ratio du Danemark, qui compte trois places pour 1000 personnes. Cela se traduirait par la fermeture de quelque 1000 places d’hébergement dans le secteur privé et de deux fois plus de lits dans les établissements de santé. Cette mesure a aussitôt été décriée par les membres de l’opposition, qui estiment que le maintien à domicile demeure une alternative extrêmement exigeante à mettre en place, compte tenu de la composition des familles actuelles et du manque de disponibilité de la plupart d’entre elles.
****Jean Damecour****, du consortium d’architectes Damecour, Birtz, Bastien, Beaudoin, Laforêt, prévoit déposer les devis préliminaires du projet d’ici le 31 octobre prochain. Selon toute vraisemblance, la première pelletée de terre devrait avoir lieu en août 2007. Le centre aura une superficie de 9000 mètres carrés.

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