Les Laurentides s’outillent pour mieux accueillir les immigrants

Les Laurentides s’outillent pour mieux accueillir les immigrants
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La ministre de l’Immigration et des communautés culturelles était de passage dans la région lundi pour dévoiler le plan d’action mis de l’avant par une pléiade de partenaires régionaux.
«Ce plan permettra à la région des Laurentides de planifier son intervention afin de faire en sorte que l’immigration devienne un véritable levier de son développement économique, culturel et social , a déclaré la ministre Lise Thériault. Particulièrement fière des efforts de concertation qui ont été consentis par le milieu, la ministre s’est dit convaincue que cette approche permettra de contribuer de manière positive au développement de la région tout en améliorant les conditions de vie de toute une tranche de la population.

Le vice-président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) et maire de Blainville, François Cantin, accompagnait la ministre. Après avoir souligné que près de 90% des nouveaux arrivants choisissent de s’établir à Montréal plutôt qu’ailleurs, M. Cantin a révélé qu’il s’agissait d’un véritable défi pour la région que d’attirer un nombre grandissant d’immigrants dans les Laurentides, un territoire qui fait «la moitié de la Suisse ou du Danemark» et qui connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années. «50 000 postes seront à pourvoir d’ici 2010-2012, a déclaré le vice-président de la CRÉ et l’immigration fait partie de la solution», a-t-il dit en substance.
«Ce plan est le résultat d’un consensus réalisé au bout d’un an de travail, a confié Line Chaloux, directrice du Coffret, un organisme qui fut le maître d’oeuvre de l’immigration structurée dans la région. Nous avons déterminé les orientations principales, les types de partenariat à développer, ainsi que les responsabilités qui incombent à chacun.»

Un paradoxe à combler

Le plus grand paradoxe, si l’on en croit quelques acteurs de ce plan d’action, c’est que les immigrants sont sélectionnés à partir d’une grille qui tient compte de leurs revenus ou de leurs compétences professionnelles alors qu’il n’y a toujours pas d’équivalence de diplôme pour les nouveaux arrivants. «Des ingénieurs se retrouvent à laver de la vaisselle à Tremblant», dénonce Line Chaloux. «La question de la main-d’œuvre va devenir un enjeu, soutient Éric de la Sablonnière, directeur des communications à la ville de Blainville. En ce sens, les municipalités auront à contribuer et faire en sorte de donner la chance aux minorités ethniques de travailler au sein de l’appareil municipal, tout comme les entreprises. Le plus grand défi, c’est la reconnaissance des acquis.»

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