(Photo : Nordy - Archives)

Conseil de Piedmont : la Municipalité ne dispose plus d’aucune capacité résiduelle

Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)

Le conseil municipal de Piedmont a voté l’abrogation de la politique qui permettait de calculer les nouveaux branchements en fonction de la capacité résiduelle lors de la séance du 2 mars dernier. Cette politique est devenue obsolète car l’usine de traitement des eaux (gérée avec Saint-Sauveur) a atteint ses limites physiques.

Jusqu’à tout récemment, Piedmont basait son développement sur une politique adoptée en décembre 2023, qui estimait qu’il restait environ 447 unités de logement raccordables à la station d’épuration commune avec Saint-Sauveur. Cependant, un rapport de caractérisation d’une firme, produit en septembre 2025, est venu doucher les espoirs de croissance. Les conclusions du rapport sont que Piedmont excède désormais la capacité qui lui est réservée.

Devant ce constat, le conseil avait déjà instauré un règlement à caractère provisoire (le moratoire) pour geler les nouveaux besoins. L’action de lundi soir visait donc à supprimer l’ancienne politique de 2023 qui parlait encore de « capacité résiduelle. »

« Considérant que la municipalité ne dispose plus d’aucune capacité résiduelle », a-t-il été dit durant la séance, il devenait juridiquement nécessaire d’effacer cette politique qui promettait des raccordements désormais impossibles à fournir. Cette abrogation ferme donc la boucle légale amorcée par le moratoire, puisque Piedmont ne peut plus promettre de branchements tant que des solutions techniques ne seront pas trouvées pour redonner de l’air à la station d’épuration.

Chemin de la Montagne

Le conseil a franchi une autre étape en autorisant l’appel d’offres public pour la phase 2 de ce projet. Malgré un chiffre impressionnant de 7 375 429 $ inscrit au règlement d’emprunt (point 13.3), les élus ont tenu à rassurer la population sur le coût réel pour la municipalité.

Une part importante de cette dépense sera épongée par des sources externes. Le projet bénéficie d’une aide financière de 3 750 000 $ provenant du Programme d’aide à la voirie locale (PAVL). La Ville de Sainte-Adèle, copropriétaire d’une partie du chemin, contribuera également au financement des travaux.

Le projet ne se limite pas à refaire l’asphalte. Les sommes investies serviront notamment à mettre en place des mesures d’atténuation de la vitesse pour sécuriser l’artère. Elles serviront aussi à procéder à un réaménagement complet du secteur de la gare.

Le conseil a aussi officiellement autorisé le lancement de l’appel d’offres public basé sur les plans et devis de la firme Équipe Laurence.

Suivi plan d’urbanisme

En début de séance, le maire Bernard Bouclin a fait un suivi sur le plan d’urbanisme de la Municipalité.

« L’équipe du conseil est en train de travailler activement avec l’équipe interne, ainsi qu’avec des urbanistes externes pour être capable d’avancer le projet du plan d’urbanisme. On a eu une bonne nouvelle au cours du dernier mois, on a eu la prolongation jusqu’au 28 septembre. Ça nous permet de plancher sur le plan d’urbanisme et l’ensemble des règlements, mais aussi ça nous permet de rencontrer les citoyens », a-t-il affirmé.

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