(Photo : Archives)
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Plus de pompiers et une nouvelle caserne à Saint-Sauveur

Par Marie-Catherine Goudreau

La Ville de Saint-Sauveur ajoutera des pompiers à son Service d’incendie et planifie construire une nouvelle caserne en 2025. Plusieurs changements sont à venir dans ce service, alors qu’il y aura aussi maintenant deux postes de cadres.

« Avant le départ à la retraite de notre directeur, il y a avait un seul gestionnaire. Il s’occupait de tout. Mais Saint-Sauveur a un Service d’incendie assez gros, ça prend une équipe de direction pour ce département », explique Jean-Philippe Gadbois, directeur général de la Ville. Dans les villes similaires à Saint-Sauveur, il y a au moins deux gestionnaires, affirme-t-il.

Puis, un des principaux changements en 2024, c’est qu’il y aura des pompiers en caserne le jour durant les fins de semaine. Actuellement, les pompiers sont seulement présents en caserne du lundi au vendredi, de 6 h à 18 h. Puis, il y a des pompiers à temps partiel (sur appel) les nuits et les week-ends.

« La raison, c’est que c’est difficile de circuler à Saint-Sauveur la fin de semaine. Si nos pompiers reçoivent un appel durant le week-end et qu’ils doivent traverser Saint-Sauveur au complet pour se rendre à la caserne, le temps de mobilisation est quand même long. Alors que si nos pompiers sont déjà en caserne, on sauve ce temps de mobilisation précieux », explique le directeur général. De plus, le fait que les pompiers de Saint-Sauveur sont également des premiers répondants, le Service reçoit plus d’appel.

Selon M. Gadbois, Saint-Sauveur devra éventuellement avoir des pompiers 24 heures sur 24. « Il y a de moins en moins de personnes qui ont le goût d’être pompiers à temps partiel », souligne par ailleurs le directeur général. Le marché de l’emploi change et le métier de pompier à temps partiel – les soirs et les week-ends – fonctionne de moins en moins, dit-il. « Le métier se professionnalise. Les jeunes ne veulent plus être plombier le jour et pompier le week-end. »

Nouvelle caserne 

Également, dans le plan triennal d’immobilisations 2024 à 2026, la Ville prévoit construire une nouvelle caserne en 2025. Le projet s’élève à 10 M$ et sera financé par des emprunts et des subventions. « On est encore au début du projet. On étudie actuellement les scénarios pour des terrains, on en a deux plus solides. Puis, on veut demander une subvention qui peut financer jusqu’à 65 % de la caserne », explique M. Gadbois.

Toutefois, tant que la Ville n’est pas propriétaire du terrain, la subvention ne peut pas s’appliquer. « Une fois que les négociations pour le coût d’acquisition seront réglées, on peut demander la subvention et ça peut aller assez vite ensuite pour les plans et devis et l’appel d’offres », poursuit-il.

Par ailleurs, la Ville a abandonné la possibilité de construire la caserne sur le terrain situé près de l’ilot Alary. « C’est malheureux, car c’était un bon emplacement, mais ç’a été mal expliqué aux citoyens. Une caserne, c’est très silencieux et pas bruyant. Mais le terrain n’est plus considéré et la Ville a laissé tomber l’expropriation », affirme le directeur général.

 

 

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