De gauche à droite, Luc Lefebvre (bureau de Chantale Jeannotte, dans Labelle); Chantal Lepage (bureau de Sonia Bélanger, dans Prévost); Gilbert Lafrenière, Prévoyance envers les aînés des Laurentides; Évelyne Bergeron (bureau d'Agnès Grondin, dans Argenteuil); Marianne Laliberté (bureau de France-Élaine Duranceau, dans Bertrand). Courtoisie
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Prévoyance envers les aînés : 450 000 $ pour rejoindre les aînés vulnérables

Par Simon Cordeau

L’organisme Prévoyance envers les aînés des Laurentides a reçu 450 000 $. La somme permettra l’embauche de trois travailleurs sociaux. Ceux-ci rejoindront « les aînés isolés géographiquement et socialement », s’est réjoui Gilbert Lafrenière, directeur général de l’organisme. Il s’agit d’aînés vulnérables, qui ne sont pas connus ou ne connaissent pas les services qui leurs sont dédiés. L’organisme les accompagnera donc vers les ressources dont ils ont besoin.

Le financement est fait dans le cadre du programme Initiatives de travail de milieu auprès des aînés en situation de vulnérabilité (ITMAV). C’est l’équipe de France-Élaine Duranceau, députée de Bertrand, qui en a fait l’annonce au nom de Sonia Bélanger, ministre responsable des Aînés et députée de Prévost.

De plus, un don de 30 000 $ par année de la Fondation médicale des Pays-d’en-Haut et des Laurentides servira à la location de trois véhicules qui permettront aux travailleurs sociaux de se déplacer. Ceux-ci parcourront le territoire des MRC d’Argenteuil, d’Antoine-Labelle et des Laurentides. Dans les Pays-d’en-Haut, l’organisme travaille déjà avec l’Entraide bénévole, qui bénéficie de deux travailleurs sociaux dans le cadre du programme ITMAV.

Premier contact

Prévoyance envers les aînés des Laurentides a pour mission de référer les aînés vers les ressources et services auxquels ils ont droit et besoin. Les sentinelles, qui sont des bénévoles, entrent en contact avec les aînés pour évaluer leurs besoins. Ils peuvent ensuite les référer à un organisme, le CLSC ou un travailleur social, selon leurs besoins. Parfois, ce sont les membres de la famille ou le CLSC qui font appel à l’organisme pour obtenir de l’aide.

Les interventions peuvent concerner un large éventail de besoins, d’un toit qui coule et dont la réparation serait couverte par du financement gouvernemental, jusqu’à la protection d’une aînée victime de violence familiale, a illustré M. Lafrenière. « Que ce soit la Popote roulante, le soutien à domicile, les rendez-vous médicaux […], selon la situation que vit la personne, on peut l’accompagner dans ses démarches jusqu’à l’obtention des services. »

L’organisme forme également des éclaireurs, pour qu’ils reconnaissent les signes d’une perte d’autonomie chez les aînés de leur entourage, comme leur famille ou leurs voisins. Ceux-ci réfèrent ensuite l’aîné à une sentinelle qui le rencontrera. Le 4000e éclaireur a d’ailleurs été formé en 2024.

Rester chez soi

La plus grande peur pour ces aînés est souvent d’être placés en CHSLD, indique M. Lafrenière. « Souvent, il y a des gens qui ne veulent pas rencontrer un travailleur social pour ça. Quand c’est un bénévole ou un employé d’un organisme communautaire, c’est moins menaçant. C’est plus facile d’établir un climat de confiance », explique M. Lafrenière.

Aussi, il y a de nombreux services offerts à domicile. « Le but, c’est de vous garder le plus longtemps possible à domicile », souligne le directeur général. De plus, les sentinelles font une « vigie » de l’aîné jusqu’à ce qu’il soit pris en charge par le CLSC, un travailleur social ou l’organisme concerné, pour éviter que son dossier ne tombe entre deux chaises.

L’organisme Prévoyance envers les aînés des Laurentides se réunissait le 15 février pour faire sa planification stratégique. À la Place des citoyens de Sainte-Adèle, ils échangeaient avec des organismes locaux pour s’assurer que leurs efforts sur le terrain se complémentent plutôt qu’ils ne se dédoublent. Selon la présidente Françoise Lamond, c’était aussi l’occasion d’évaluer « les forces et les faiblesses » de l’organisme.

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