(Photo : Nordy - Sébastien Fleurant)
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Reconstruction du pont Maribou : Le début des travaux reporté d’un mois

Par Marie-Catherine Goudreau

Le conseil municipal de Saint-Sauveur a tenu une séance extraordinaire le 8 avril dernier pour adopter une « acquisition de gré à gré ou par voie d’expropriation pour des terrains sur le chemin du Mont-Maribou ».

Les travaux pour la construction d’un nouveau pont à côté de l’actuel devaient débuter le 16 avril. Ils sont reportés d’un mois et commenceront plutôt le 13 mai. L’ouverture du pont est prévue pour le 18 août 2024. « Ces dates sont établies de manière tentative, sous toute réserve de la procédure d’expropriation », indique Marie-Ève Jarry, agente au Service des communications.

Rappelons que la Ville a déclaré l’état d’urgence au pont Maribou l’été dernier puisque l’infrastructure construite il y a plus de 30 ans est dans un « état de décrépitude avancée » et « dangereux ».

Superficie de terrains revue à la hausse

En décembre 2023, la Ville avait acquis deux parties de terrains et avait conclu une entente avec les propriétaires. Le conseil municipal avait alors approuvé les superficies de terrains de 32 mètres carrés et 94 mètres carrés. Toutefois, « la taille des parcelles de terrains a dû être revue à la suite de la rédaction des plans des ingénieurs civils », indique la Ville. La superficie nécessaire doit donc passer à 274 mètres carrés et 119 mètres carrés. « L’entente établie devenait caduque. »

« Devant l’état d’urgence reconnu, il fut convenu d’agir le plus rapidement possible pour la sécurité des citoyens et ainsi, ne pas relancer les négociations. Une séance extraordinaire fut donc tenue le 8 avril afin de signifier l’expropriation des terrains nécessaires à la construction d’un nouveau pont qui répondra aux normes de sécurité exigées, un droit dont la Ville peut se prévaloir en cas de situations exceptionnelles », souligne le Service des communications.

Inquiétudes de citoyens du secteur

Des citoyens étaient présents à l’assemblée pour démontrer leurs inquiétudes quant à ce chantier. « J’ai marché aujourd’hui près de l’endroit où ce sera exproprier : il n’y aura plus le côté champêtre et bucolique, encore moins avec un deuxième pont qui va rester avec son assise en ciment. Je m’explique mal ce beau projet qui va détruire l’entrée de la montagne. L’entrée sera complètement détruite, surtout s’il faut faire un autre chantier pour détruire le deuxième pont », a déploré un citoyen.

À ce sujet, la Ville répond que « de par sa largeur de 4,9 mètres et sa longueur de 26 mètres, les assises se situeront à l’extérieur des bandes riveraines de la rivière à Simon, protégeant ainsi le milieu humide qui s’y trouve. Ses dimensions seront augmentées afin de répondre aux nouvelles normes routières du ministère des Transports du Québec. Le nouveau pont sera érigé juste à côté de l’ancien. » Pour la démolition du pont actuel, un second appel d’offres aura lieu pour ce projet. Une date sera convenue et annoncée au moment venu.

Les citoyens se questionnaient aussi sur les coûts liés à cet acquisition. « Si on se rend à une expropriation devant le tribunal, ce sera une indemnité qui sera déterminée par le tribunal en fonction d’une évaluation monétaire, faite par un évaluateur agréé », a soutenu le greffier Yan Senneville.

La Ville précise qu’il n’est pas possible de chiffrer cette acquisition en ce moment, puisque les démarches sont toujours en cours. « Il est toutefois assuré que les propriétaires recevront une juste indemnité », indique le Service des communications.

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