Les travaux de reconstruction de la Maison des jeunes ont été retardés en raison de la pénurie de matériaux et de main-d’œuvre. Crédit : Simon Cordeau
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Saint-Sauveur et Piedmont : La Maison des jeunes devrait rouvrir d’ici juin

Par Simon Cordeau

En octobre dernier, un incendie a forcé la fermeture de la Maison des jeunes de Saint-Sauveur et Piedmont, située sur l’avenue de l’Église. « On espère de tout cœur rouvrir pour la fin des classes en juin », souhaite sa cofondatrice, Carole Asselin.

« En fait, on espérait rouvrir à la fin avril. Malheureusement, comme vous le savez, il y a des délais dans les matériaux, et aussi une pénurie de main-d’œuvre. Les contracteurs font leur possible pour ouvrir le plus rapidement possible, mais on n’a pas encore de date précise », continue Mme Asselin.

La cause de l’incendie reste indéterminée. Tout le rez-de-chaussée et l’étage ont été détruits par le feu. « Tout doit être reconstruit, au complet », se désole la responsable. Heureusement, le sous-sol a été largement épargné, grâce à la porte pare-feu. « Ça demande juste un nettoyage à l’ozone, mais le mobilier, la salle de musique, le billard et la table de ping-pong sont intacts », se console Mme Asselin.

Si la reconstruction était trop retardée, Mme Asselin envisage d’ouvrir seulement le sous-sol en attendant, puisqu’une porte y donne accès directement de l’extérieur, explique-t-elle.

Financement

Les assurances assument la majorité des coûts de reconstruction, rassure Mme Asselin, mais les travaux sont tout de même considérables. « Le mobilier, les ordinateurs, les appareils ménagers, la télévision… tout est à racheter. Et tout coûte plus cher en ce moment. »

À l’automne, un souper-bénéfice organisé en partenariat avec l’équipe de François Marcil a permis de récolter 30 000 $. « Il y aura aussi notre tirage annuel, le 6 juin. On a déjà pas mal de billets vendus. On espère avoir 5 000 $ avec ça », se réjouit la responsable.

Garder le contact

En attendant la réouverture, les jeunes ne sont pas complètement démunis, souligne Mme Asselin. Ils se retrouvent au skatepark ou à la patinoire, non loin. Durant l’hiver, beaucoup de jeunes faisaient du ski et de la planche à neige, explique Mme Asselin. « Il y a aussi des parents qui les accueillent. » Plusieurs jeunes ont gardé le contact avec l’intervenante. « Ils peuvent communiquer avec elle en tout temps », précise la responsable.

La Maison manque tout de même à plusieurs. « Il y a des parents qui nous appellent régulièrement, pour savoir quand on va rouvrir. Pour eux, c’est une ressource importante pour leurs jeunes. »

Selon Mme Asselin, la Maison des jeunes est précieuse, puisqu’elle constitue un lieu de rencontres unique. « Ça devient comme une famille. Ça fait partie de leur routine. Après l’école, ils viennent à la Maison des jeunes. On a le basketball dehors, il y a des tables de pique-nique. Il y a beaucoup d’activités, ils sont assez gâtés : ils ont accès à des jeux vidéos, au billard, à la salle de musique insonorisée. Il y a aussi la cuisine, où ils peuvent manger en même temps. Et c’est gratuit. »

C’est aussi un lieu d’écoute, souligne Mme Asselin, où les jeunes peuvent se confier en toute confidentialité. Au besoin, les intervenants font aussi le lien avec les autres organismes communautaires de la région, comme le CISSS ou le CJE. « Les jeunes s’y sentent en sécurité. Il n’y a aucune tolérance pour la violence, verbale ou physique. C’est toujours un lieu convivial. »

« C’est aussi une école pour raccrocheur. Ça, ça continue malgré l’incendie », précise Mme Asselin. Les cours ont été relocalisés temporairement au Carrefour jeunesse-emploi et au chalet Pauline-Vanier.

Normalement, entre 25 et 40 jeunes passent par la Maison des jeunes chaque soir. « Il y a tout le temps un va-et-vient », se réjouit la cofondatrice.

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