Sainte-Adèle : hausse moyenne du compte de taxes de 3,18 %
Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)
Le budget 2026 de la Ville de Sainte-Adèle, adopté le 29 janvier, prévoit une hausse moyenne du compte de taxes de 3,18 % pour un résidence unifamiliale desservie par l’égout et l’aqueduc, soit une augmentation d’environ 133 $.
Le budget de 2026 totalise 44 267 110 M$, comparativement à 42,0 M$ en 2025. Voici comment est investi votre argent :
- 25 % va au transport routier ;
- 15 % à l’administration générale ;
- 14 % à la sécurité publique ;
- 14 % à l’hygiène du milieu ;
- 14 % aux frais de financement et remboursement de capital ;
- 11 % aux loisirs et à la culture ;
- 4 % à l’urbanisme ;
- 2 % aux affectations ;
- Et 1 % à la santé et au bien-être.
Le budget et le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2026-2028 ont toutefois été adoptés sans unanimité. Les conseillers Arielle Beaudin et Alexandre Charbonneau ont voté contre, invoquant des divergences de priorités quant aux choix budgétaires.
Un budget axé sur l’entretien des infrastructures
Selon la mairesse, le budget 2026 a été élaboré rapidement après l’élection municipale, mais à la suite d’un travail approfondi avec les différents services de la Ville. « On a décortiqué chacune des lignes budgétaires pour bien cibler les priorités et respecter la vision présentée aux citoyens », explique Mme Brière.
La priorité 2026 est clairement identifiée : poursuivre l’entretien des infrastructures et la réfection des routes et des trottoirs. À ce chapitre, le poste du transport routier totalise 10,99 M$ en 2026, comparativement à 11,39 M$ en 2025, ce qui représente une baisse de 400 310 $ (-3,52 %).
Malgré cette diminution, la mairesse soutient que l’entretien du réseau routier demeure au cœur des priorités municipales. « Les citoyens nous ont demandé d’entretenir ce que nous avons déjà. Ce sont des choix qui ont été faits à l’intérieur d’un budget équilibré », explique-t-elle.
Le volet de l’hygiène du milieu, qui comprend notamment l’aqueduc et les égouts, passe d’environ 7,3 M$ en 2025 à 6,24 M$ en 2026, soit une diminution de 13,63 %. Du côté de la sécurité publique, le budget passe de 5,7 M$ à 6,1 M$, ce qui représente une hausse de presque 400 000 $ (6,92 %). Les loisirs et la culture, incluant les activités de plein air, passent de 4,60 M$ à 4,97 M$, une augmentation d’environ 365 000 $ (7,93 %).
Mme Brière rappelle que certains choix ont nécessité des arbitrages. « Dans un budget, on ne peut pas tout faire. Si on ne coupe pas dans l’entretien, les marges de manœuvre se trouvent ailleurs, que ce soit dans les loisirs ou dans le soutien à certains organismes », explique-t-elle.
Un budget non unanime, reflet de visions différentes
La mairesse souligne que les deux conseillers dissidents auraient fait des choix différents à l’intérieur du même cadre financier. « Ce sont des choix politiques. Certains auraient priorisé des projets précis plutôt que d’autres. C’est normal qu’un budget ne fasse pas l’unanimité », affirme-t-elle.
Elle ajoute que cette absence d’unanimité reflète la diversité des attentes citoyennes. « On représente l’ensemble de la population, et les citoyens n’ont pas tous les mêmes priorités. Un budget, c’est toujours une question d’équilibre. »
Un PTI de près de 77 M$ sur trois ans
Le PTI 2026-2027-2028 prévoit des investissements totalisant près de 77 M$. En 2026 seulement, les immobilisations atteignent 20,8 M$, principalement consacrés aux infrastructures (9,2 M$) et à la gestion de l’eau (4,7 M$). Les parcs et espaces verts représentent également un poste important, avec des investissements de 4,8 M$ en 2026.
Pour 2027 et 2028, les investissements augmentent à 27,6 M$ et 28,6 M$, avec une part majeure encore une fois dédiée aux infrastructures routières et municipales.